Bretagne : une fillette handicapée de 8 ans meurt poussée par un camarade

Une fillette de 8 ans est morte à l'hôpital des suites d'une bousculade (Getty Images/iStockphoto)

Une petite fille vulnérable de 8 ans a été violemment poussée par un camarade, lui aussi handicapé dans un établissement spécialisé d’Ille-et-Vilaine. Elle est morte quatre jours plus tard des suites de ses blessures.

La commune de Fougères, dans le département de l’Ille-et-Vilaine, est en deuil. C’est là, dans un établissement spécialisé, qu’une petite pensionnaire de 8 ans a fait une chute le 10 octobre dernier, rapporte le journal Ouest-France. Elle a été violemment poussée par l’un de ses camarades, lui aussi handicapé, malgré la vigilance des adultes qui encadraient les enfants. La petite victime est morte quatre jours plus tard des suites de cet incident.

Rien ne présageait pourtant un tel drame. Lorsque les faits se sont produits, les deux enfants étaient en groupe de cinq avec trois adultes pour les surveiller. "Cela s’est produit après le déjeuner, sur un temps calme, de jeu. La petite fille que nous accueillions depuis la rentrée a été poussée violemment par un autre enfant âgé de 10 ans. Tout s’est passé très vite. Elle est tombée de sa hauteur. C’est un accident qui aurait pu être anodin s’il n’était pas intervenu entre des enfants d’une grande vulnérabilité", raconte Perrine Obonsawin, la directrice générale de l’association Le Parc, qui gère l’établissement.

Des conséquences terribles

Si Perrine Obonsawin dit cela, c’est parce que, vu de l’extérieur, les conséquences de cette bousculade semblent incompréhensibles. Comment un enfant peut-il en pousser un autre suffisamment fort pour provoquer sa mort ? "Elle a tout de suite été inconsciente. L’équipe s’est portée à son secours. Les pompiers et le Samu ont pris le relais très rapidement", poursuit la directrice générale. Mais malgré les efforts conjugués des secours, il n’y a rien à faire. La petite fille meurt quatre jours plus tard, après avoir été hospitalisée à Rennes.

Quant au petit garçon à l’origine de la bousculade, il est retourné dans sa famille. "Il a besoin de soins. Il est dans l’attente d’une nouvelle orientation, qui sera peut-être de nouveau notre établissement", a décrit Marie-Françoise Boquet, la présidente de l’association Le Parc. Et pour cause, l’enfant a été décrit comme étant agressif et ayant de brusques accès de colère.

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