Bretagne : un escroc vendait des mauvais vins qu'il faisait passer pour des grands crus

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En plus d'escroquer des femmes âgées en prétendant leur vendre des grands crus, l'escroc de 60 ans a également arnaqué Pôle emploi et la CAF. (Getty Images)

Un homme de 60 ans ayant multiplié les escroqueries a été condamné à trois ans de prison ferme pour avoir vendu des vins de table de basse qualité qu'il prétendait être des grand crus à des dames âgées de 75 à 90 ans.

Un escroc sans scrupule. Un homme âgé de 60 ans a été condamné ce jeudi 30 septembre par le tribunal de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) pour des faits remontant à plus d'une dizaine d'années. Le stratagème de cet escroc professionnel était de vendre des soi disant grands crus de Bordeaux à une clientèle uniquement constituée des dames âgées de 75 à 90 ans, alors qu'il s'agissait en fait de vinasse achetée à très bas prix. Le malfaiteur achetait ses bouteilles à l'enseigne Metro, pour un prix moyen de 1,50 euros l'unité et revendait le carton de 6 bouteilles entre 450 et 700 euros, révèle le site actu.fr.

Absent de l'audience après avoir été infecté au Covid-19, selon ses dires, l'homme a multiplié les escroqueries à travers la Bretagne, les Hauts-de-France et la Belgique pendant plusieurs années. Épaulé par sa compagne qui se chargeait des prises de rendez-vous après avoir bien sélectionné des dames âgées, l'escroc se chargeait de vendre et d'établir des bons de commande sans le moindre délais de rétractation, puisque les sommes étaient immédiatement encaissées.

Des arnaques auprès de Pôle emploi et de la CAF

Trois mandats d'arrêt ont été lancés à son encontre ainsi que plusieurs dizaines de convocations mais l'homme ne s'est jamais présenté. Les enquêteurs ont eu beaucoup de mal à le localiser pendant plusieurs années, jusqu'à ce qu'ils l'arrêtent finalement dans l’Hérault.

Une fois mis sous contrôle judiciaire, les enquêteurs s'aperçoivent qu'il est à l'origine d'autres arnaques auprès de Pôle emploi et de la CAF. Il a notamment perçu 36 000 euros d'indemnités chômage abusivement en deux ans et 16 800 euros d'allocations logement ainsi que 6 300 euros pour des rentrées scolaires imaginaires.

"Malgré ses multiples mises en examen, il continuera ses méfaits. Quelle lâcheté de s'en prendre à des personnes âgées et handicapées pour certaines", indique le procureur qui requiert trois ans de prison dont deux ferme. En l'absence du prévenu, le tribunal rend un jugement contradictoire et le condamne à 3 ans de prison ferme. L'escroc doit également rembourser ses victimes et verser 24 500 euros de dommages-intérêts. Une facture qui aurait pu être 30% plus élevée, si 30% de ses victimes n'étaient pas décédées. 

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