De la Bretagne à la Provence, les confinés des campagnes ont le moral en berne

Interdiction de sortir plus d'une heure par jour, fermeture des commerces et des cafés, arrivée de l'hiver... Avec le deuxième confinement, les habitants des zones rurales souffrent plus qu'au printemps. À Langon, petit village de 1 500 habitants d'Ille-et-Vilaine, l'ambiance est morose : "On a des gens qui sont seuls, sans famille, la seule chose qui leur reste ce sont les amis, s'ils ne peuvent plus se retrouver au bistrot local, ça devient catastrophique," constate le maire.On sent bien le moral de certains descendre à vitesse grand V Jean-Yves Colléau Maire de LangonÀ La Garde-Freinet dans le Var, même constat : les rues sont désertées, la place du village ne chante plus. Une situation douloureuse pour les personnes âgées : "C'est un village mort", déplore un habitant. Dans le coeur du bourg, habituellement plein de vie, un autre villageois regrette la fin de toutes les activités. "On ne peut même plus aller jouer aux boules, ils ont annulé tous les concours", dit-il attristé.