Brazzaville au ralenti dû à une pénurie de gasoil, alors que le Congo en produit

Les stations-services de Brazzaville sont à sec depuis plusieurs semaines. Une situation qui pénalise les automobilistes, perturbe les transports et ralentit l’activité économique. Les habitants de la capitale s’interrogent sur cette longue pénurie qui, d’après les autorités du pays, s’explique par le faible taux de production de la raffinerie nationale.

Avec notre correspondant à Brazzaville, Loïcia Martial

Sous un soleil de plomb, dans cette station-service du cinquième arrondissement, une file de camions, mini bus, et autres véhicules de transport s’étend sur plusieurs dizaines de mètres. Certains chauffeurs campent là depuis de longues heures, mais sans espoir de trouver même une goutte de gasoil :

« Moi, j’ai passé deux jours à la station mais je n’ai rien reçu », s’en plaint un. « On a besoin du carburant, mais on ne le trouve pas. On reste à la maison et on galère avec la famille jusqu’au jour où nous aurons du carburant. On ne sait même pas si la pénurie est due à quoi. On ne comprend rien », se désole un autre.

Quand quelques mètres cubes sont livrés, les automobilistes sont à la merci des pompistes qui leur exigent des pourboires. Ces derniers servent parfois en priorité ceux qu'on appelle les kadhafis : ces revendeurs clandestins qui, sur le marché noir, proposent le litre deux ou trois fois plus cher.

Ces pénuries récurrentes sont dues au fait que la raffinerie nationale ne couvre que 65 % des besoins du pays, selon les autorités.


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