Le bras de fer entre Bruno Le Maire et les assurances

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La pression monte sur les assureurs. Le gouvernement estime qu’ils ne font pas assez d’efforts pour soutenir les entreprises les plus touchées par la crise du Covid.

On a rarement vu cela, mais il faut dire qu’avec cette crise, nous avons basculé dans une économie largement administrée. Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire vient donc de lancer un ultimatum aux assureurs. Il leur demande, au minimum, de geler les primes que doivent régler les cafés, hôtels et restaurants alors qu’ils sont fermés. Vous pensiez que les prix étaient libres en France, que les assureurs pouvaient fixer leurs tarifs librement, en fonction de leur calcul de risque, de la concurrence etc. Et bien l’histoire est un petit peu plus compliquée. C’est la crise. L’État tape donc du poing sur la table et donne jusqu’à lundi aux assureurs pour faire un geste.

Sinon ?

Sinon ils seront taxés. Le sénat a déjà voté un projet de taxe dite "de solidarité" qui coûterait 1,2 milliard d’euros aux assureurs, ce n’est pas rien. Bref, si les compagnies ne font pas un geste pour les hôtels, cafés restaurants, la taxe sera votée par les députés. C’est brutal, Bruno Le Maire l’a reconnu, mais c’est efficace. Et il faut dire que les assureurs sont une cible tentante. Dans cette crise, ce sont les banques qui s’en sortent bien, elles ont plutôt une bonne image même si ce n’était pas du tout gagné d’avance. Elles ont distribué les prêts garantis par l’État très vite, elles ont accordé des moratoires, étalé des échéances et...


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