Braquage d'une professeure : "C'est quelque chose de banal parce que c'est en Seine-Saint-Denis"

franceinfo
Un enseignant du collège Elsa Triolet, à Saint-Denis, dénonce un "désengagement de l'État" après qu'une de ses collègues a été braquée jeudi dans sa classe.

En Seine-Saint-Denis, une professeure du collège Elsa-Triolet de Saint-Denis a été braquée jeudi 11 avril dans sa classe, devant ses élèves. Elle faisait cours à des quatrièmes quand des jeunes ont fait irruption. L'un d'eux lui a tiré dessus avec un pistolet à billes. "C'est quelque chose de banal parce que c'est en Seine-Saint-Denis", a expliqué vendredi sur franceinfo Didier Delmond, secrétaire départemental du syndicat enseignant UNSA 93.

franceinfo : Que vous inspire cet incident ?

Didier Delmond : Je suis outré, je trouve que cet évènement est très, très grave. Je tiens à apporter mon soutien à ma collègue. Comme elle l'a dit c'est une situation assez régulière que ce soit dans le premier degré ou le second. Malheureusement, cela devient une banalité. C'est quelque chose de banal parce que c'est en Seine-Saint-Denis.

Que peut-on faire face à ce type d'évènements ?

Il y a plusieurs pistes. Dans un premier temps, il faut améliorer la sécurisation des établissements. Par rapport à cette situation, c'est un enfant exclu qui a débordé, cela pose le problème plus global du suivi des élèves via l'aide sociale à l'enfance. On a un vrai souci sur ce département avec beaucoup de dossiers à étudier et malheureusement des personnels qui sont surchargés. Donc, il y a vraiment un travail à (...)

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