Braconnage, marché noir et lingots d’or : le scandale qui secoue l’Algérie

Par Adlène Meddi
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Premier appelé à la barre, Ahmed Ouyahia a d'abord été interrogé sur l'origine de ses avoirs, évalués à quelque 700 millions de dinars (4,3 millions d'euros) et placés dans des comptes bancaires.
Premier appelé à la barre, Ahmed Ouyahia a d'abord été interrogé sur l'origine de ses avoirs, évalués à quelque 700 millions de dinars (4,3 millions d'euros) et placés dans des comptes bancaires.

La fièvre de l'or s'est emparée de l'Algérie. Elle n'a pas été provoquée par les nouveaux encouragements du gouvernement à aller prospecter de l'or dans l'extrême sud algérien, mais par l'incroyable aveu, devant les juges, d'un ancien Premier ministre de l'ère Bouteflika.

Poursuivi et déjà condamné à quinze ans de prison pour, notamment, « octroi d'indus privilèges », « abus de fonction », « conflits d'intérêts » et « blanchiment d'argent », l'ex-Premier ministre et ancien directeur de cabinet du président déchu, Ahmed Ouyahia, repassait samedi dernier devant le tribunal à Alger pour une énième affaire, celle des constructeurs automobiles.

Ce procès implique de hauts cadres de l'État et des oligarques qui se sont lancés dans le montage d'automobile grâce, reproche la justice, à leurs accointances avec des responsables politiques.

Soixante lingots d'or

Lors de ce procès, qui abordait aussi l'affaire du financement occulte de la campagne électorale de la présidentielle avortée d'avril 2019, samedi 9 janvier, Ahmed Ouyahia fait une révélation fracassante sur l'origine de ses fonds privés.

Le juge veut connaître l'origine de la fortune de l'ex-Premier ministre entreposée dans ses comptes en Algérie, quelque 700 millions de dinars (environ 4,3 millions d'euros). Niant que cet argent provienne de la corruption et des oligarques, Ahmed Ouyahia s'était, dans un procès précédent, contenté de parler de « cadeaux d'amis ».

Mais ce samedi, changement de ligne de défense.

Ouy [...] Lire la suite