Brésil: Volkswagen dans le collimateur de la justice

Le groupe allemand Volkswagen est dans le collimateur de la justice brésilienne et fait face à de nouvelles accusations. Le deuxième constructeur automobile mondial est accusé de pratiques esclavagistes et d’avoir été complice de violations des droits de l’homme durant la dictature au Brésil, selon plusieurs médias allemands.

Le groupe allemand est convoqué le 14 juin 2022 devant un tribunal brésilien. Les faits qui lui sont reprochés remontent à la période 1974-1986, durant la dictature militaire. À l'époque, le groupe avait pour projet de construire un grand site agricole, au bord du bassin amazonien, pour l’élevage de bovins.

Témoignages accablants

Des centaines d'ouvriers furent embauchés pour des travaux de déforestation par des intermédiaires, mais probablement avec l'accord de la direction du constructeur automobile. Selon les médias allemands qui ont consulté plus de 2 000 pages de rapports de police, les témoignages sont accablants.

Enterrés sur place

Ils révèlent que les ouvriers étaient victimes de sévices et de violences de la part des gardiens armés du chantier. Ils révèlent également que certains ouvriers qui avaient la malaria, mourraient et étaient enterrés sur place, sans que les familles soient informées. À cela s’ajoutent des disparitions suspectes. Cela fait déjà plusieurs années que d'anciens employés demandent des indemnisations à Volkswagen. Mais jusqu'ici, sans succès.

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