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Brésil: la région du Cerrado, victime oubliée de la déforestation

Alors que la déforestation en Amazonie a atteint son plus bas niveau en six ans sur la période janvier-février, une autre région du Brésil, elle aussi riche en biodiversité, est victime d'un déboisement accru : l'immense savane arborée du Cerrado. Une délégation de peuples autochtones et des ONG sont, ces jours-ci, à Bruxelles pour alerter sur la situation et tenter de faire intégrer le Cerrado à la loi européenne contre la déforestation importée.

À partir de début 2025, les entreprises qui font entrer des marchandises dans l'Union européenne (UE) devront vérifier qu'elles n'ont contribué ni à la déforestation ni à la dégradation des forêts. Cette obligation concerne la viande, le cacao, le café, l'huile de palme, le bois, le soja et tous leurs dérivés. Pour le moment, l'UE ne considère que les forêts avec des arbres de plus de cinq mètres de haut, mais la Commission s'était engagée à étudier la possibilité d'inclure, par la suite, « les écosystèmes boisés autres que les forêts ».

Dans le Cerrado, qui occupe un quart du pays et qui est situé au sud-est de la forêt amazonienne, les grands exploitants agricoles déforestent surtout pour planter du soja. Ce soja est ensuite exporté notamment vers l'Europe où il sert en grande partie à nourrir les poulets et porcs d'élevage.

Comme en Amazonie, le déboisement dans le Cerrado s'accompagne de violences contre les populations locales.

Une loi environnementale plus laxiste

Ces racines profondes permettent en plus à cette région de stocker beaucoup de carbone dans le sol. Le Cerrado est donc un allié dans notre lutte contre le réchauffement climatique.


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