Brésil Le gratin politique devant la Cour suprême

Libération.fr

Est-ce un tournant dans Lava Jato («lavage express»), la tentaculaire enquête contre la corruption au Brésil, qui a mis à nu les liaisons dangereuses entre décideurs politiques et patrons du BTP ? Les aveux du leader du bâtiment Odebrecht mouillent la République. Mardi, la Cour suprême, compétente pour juger les autorités en exercice, a confirmé que le gratin politique du pays est impliqué. Et a autorisé l’ouverture d’une enquête pour corruption et blanchiment contre 98 personnes. Parmi elles, huit ministres, 24 sénateurs et 39 députés, dont les présidents des deux chambres. Odebrecht aurait financé leurs campagnes ou les aurait soudoyés en échange de marchés publics. Trois ex-présidents sont cités mais seront jugés par des instances inférieures. Dont Lula, président de 2003-2010. A 70 ans, il est en tête des sondages pour la présidentielle 2018. Une condamnation le contraindrait à renoncer. Ch.R. (à Sao Paulo)



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