La disparition d’un journaliste britannique en Amazonie inquiète

The Guardian capture d'écran

L’inquiétude grandit parmi la famille et les collaborateurs du journaliste Dom Phillips. Selon le Guardian, journal avec lequel il collabore, la dernière fois que Dom Phillips a donné de ses nouvelles, il était accompagné d’un expert indigène brésilien. Les deux hommes se trouvaient alors dans l’une des zones les plus reculées de l’Amazonie, dans la région de Javari, près de la frontière avec le Pérou. Quelques jours avant leur disparition, tous deux avaient fait l’objet de menaces.

Le quotidien anglais écrit que l’homme qui l’accompagnait, Bruno Araújo Pereira, était “un ancien fonctionnaire chargé de protéger les tribus isolées, qui a longtemps reçu des menaces de la part des bûcherons et des mineurs cherchant à envahir leurs territoires”. Dom Phillips, quant à lui, travaillait à la rédaction d’un livre sur l’environnement, sujet particulièrement sensible au Brésil, en particulier en Amazonie.

Une alerte lancée par les indigènes locaux

Le quotidien anglais en révèle un peu plus sur la mission du journaliste et de son fixeur. Les deux hommes étaient en reportage sur le réseau de rivières autour fluvial qui entoure la ville d’Atalaia do Norte. Ils étaient sur le chemin du retour. Selon les dirigeants indigènes locaux qui ont donné l’alerte lundi, le voyage n’aurait pas dû prendre plus de trois heures.

La sœur du journaliste a lancé un appel “emprunt d’émotion” dans une vidéo relayée par The Guardian :

Préoccupation grandissante

Sur Twitter, certains des collaborateurs du journaliste ont fait part de leur inquiétude. C’est le cas de Tom Phillips, correspondant du Guardian en Amérique latine :

L’ex-président brésilien, Lula, a également évoqué cette disparition sur son compte Twitter :

L’organisation Human Rights Watch s’est dite “extrêmement inquiète de la situation” et “a lancé un appel aux autorités pour qu’elles mettent tout en œuvre pour assurer leur sécurité”.

Des groupes de recherche indépendants ont été organisés par des militants indigènes et environnementaux. Si la marine brésilienne a indiqué avoir envoyé un groupe de dix personnes sur le dernier lieu où les deux hommes étaient censés se trouver, un responsable militaire local a annoncé attendre les ordres de Brasília pour se joindre aux recherches.

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