Brésil : "Bolsonaro est provocateur, mais il n’a pas de pouvoir"

"Le Brésil est une République fédérale et ce sont les gouverneurs qui ont la main sur leur Etat. Le gouverneur de Rio de Janeiro a compris la gravité depuis le début de l’épidémie de coronavirus. Le confinement est en vigueur depuis le 13 mars. Le port du masque est obligatoire, les magasins et les restaurants sont fermés. Et à ma grande surprise, les habitants de Rio ont l‘air de vouloir respecter plus ou moins les règles", témoigne Benjamin Cano Planès, agent immobilier français installé à Rio de Janeiro. "Jair Bolsonaro est provocateur, mais il n’a pas de pouvoir", résume-t-il. "Effet d'aubaine dans l'immobilier" "Dans les favelas des zones urbaines, où vit la classe moyenne, la promiscuité n’aide pas et ce sont les personnes premières touchées économiquement, mais sanitairement pas je n'ai pas l'impression qu'ils soient plus malades que des gens plus riches", indique Benjamin Cano Planès. "Dans l’immobilier, des Brésiliens, pris la gorge, vendent pour survivre et les étrangers, le change leur étant favorable, s’intéressent aux biens. Il y a donc un effet d’aubaine", souligne cet agent immobilier, qui indique que beaucoup d'expatriés français ont quitté le Brésil.