Brésil : Bolsonaro finit par reconnaître, à demi-mot, sa défaite

En refusant de reconnaître sa défaite face à Lula, le président sortant Jair Bolsonaro agite le spectre d’une transition difficile.  - Credit:MAURO PIMENTEL / AFP
En refusant de reconnaître sa défaite face à Lula, le président sortant Jair Bolsonaro agite le spectre d’une transition difficile. - Credit:MAURO PIMENTEL / AFP

Le président d'extrême droite Jair Bolsonaro s'était muré dans son silence près de 48 heures après sa défaite face à Luiz Inacio Lula da Silva. Ce mardi 1er novembre, le président sortant a pris la parole devant la presse pour reconnaître, sans le dire clairement, sa défaite à l'élection présidentielle. Il a assuré son intention « respecter la Consitution ». « C'est un honneur d'être le leader de millions de Brésiliens », a-t-il déclaré.

Alors que le camp de Lula craignait que le chef de l'État sortant ne refuse de reconnaître sa défaite, avec des conséquences potentiellement délétères pour la première économie d'Amérique latine, des partisans de Jair Bolsonaro bloquaient des axes routiers partout à travers le pays depuis lundi.

Mardi 1er novembre, la police a tiré des gaz lacrymogènes pour lever certains des barrages routiers qui s'étaient multipliés, des milliers de camionneurs et de manifestants pro-Bolsonaro refusant d'accepter la défaite du président d'extrême droite. Lancé la veille, le mouvement de protestation sur les axes routiers a fait tache d'huile, des appels à les soutenir se sont multipliés sur les comptes pro-Bolsonaro sur Twitter et Telegram, a constaté l'équipe d'investigation numérique de l'Agence France-Presse (AFP).

La police routière fédérale (PRF) rapportait à la mi-journée environ 267 barrages, totaux ou partiels, dans, au moins, 22 des 27 États du Brésil. Selon le directeur général Anderson Torres, « quelque 200 barrages ont déjà é [...] Lire la suite