Brésil: arrivée 3ème, Simone Tebet annonce soutenir Lula au second tour de la présidentielle

Brésil: arrivée 3ème, Simone Tebet annonce soutenir Lula au second tour de la présidentielle
Simone Tebet (MDB), ancienne candidate à la présidence du Brésil, prend la parole lors d'une conférence de presse pour annoncer son soutien à l'ancien président et candidat du Parti des travailleurs, Luiz Inacio Lula da Silva, pour le second tour, à Sao Paulo, au Brésil, le 5 octobre 2022. - MIGUEL SCHINCARIOL / AFP
Simone Tebet (MDB), ancienne candidate à la présidence du Brésil, prend la parole lors d'une conférence de presse pour annoncer son soutien à l'ancien président et candidat du Parti des travailleurs, Luiz Inacio Lula da Silva, pour le second tour, à Sao Paulo, au Brésil, le 5 octobre 2022. - MIGUEL SCHINCARIOL / AFP

Elle a choisi: ce sera Lula. La sénatrice de centre droit Simone Tebet, très courtisée après avoir obtenu le troisième score du premier tour de la présidentielle brésilienne avec 4% des voix, a annoncé mercredi son soutien au candidat de gauche face à Jair Bolsonaro, le président d'extrême droite, dans le cadre du second tour qui se tiendra le 30 octobre.

"Je ne voterai pas blanc, être neutre serait pécher par omission"

"Je voterai pour Luiz Inacio Lula da Silva car je reconnais en lui un engagement pour la démocratie et la Constitution que je ne reconnais pas chez le président" Jair Bolsonaro, a déclaré Simone Tebet, 52 ans, lors d'un discours face à la presse dans un hôtel de Sao Paulo.

"Je ne voterai pas blanc, être neutre serait pécher par omission", a ajouté cette fervente catholique, tandis que son parti, le Mouvement démocratique brésilien (MDB), n'avait pas donné de consigne, préférant laisser ses membres "suivre leur conscience". L'ancien président Michel Temer, en poste de 2016 à 2018 et issu du MDB, a quant à lui choisi de soutenir Jair Bolsonaro.

"Merci, Simone. En écoutant et en respectant chacun, nous unirons les divergences pour construire un pays meilleur et plus juste", a réagi Lula, arrivé en tête au premier tour.

"Pas une adhésion"

La sénatrice, qui pèse près de cinq millions de voix, a toutefois critiqué l'ancien président de gauche, au pouvoir de 2003 à 2010, pour avoir "appelé au vote utile sans présenter de propositions concrètes face aux vrais problèmes du Brésil".

"Mon soutien à Lula n'est pas une adhésion. Mon soutien va à un Brésil que je rêve d'être pour tous, inclusif, généreux, sans faim ni misère, avec une éducation et une santé de qualité, avec un développement durable", a ainsi tweeté l'ex-candidate.

Critiques du bilan de Bolsonaro

"Ces quatre dernières années, le Brésil a été abandonné à la haine et la discorde. Le déni a retardé l'achat de vaccins (anti-Covid), les armes ont pris la place des livres", a lancé cette avocate de formation.

L'an dernier, elle avait joué un rôle central dans la Commission d'enquête du Sénat qui a rendu un rapport accablant sur la façon dont le gouvernement a géré la pandémie.

Lula a enregistré un autre soutien de poids mercredi: celui de son prédécesseur centre droit à la présidence Fernando Henrique Cardoso, élu de 1995 à 2002. "FHC" a annoncé sur Twitter qu'il allait voter pour son adversaire des présidentielles de 1994 et 1998, qui incarne selon lui "le combat pour la démocratie et l'inclusion sociale".

"Dans ce second tour, je vote pour une histoire de lutte pour la démocratie et l'inclusion sociale. Je vote pour Luiz Inácio Lula da Silva", a écrit Fernando Henrique Cardoso sur Twitter.

"Merci pour votre vote et votre confiance. Le Brésil a besoin de dialogue et de paix", a répondu Lula sur le même réseau social. Une semaine avant le premier tour, "FHC" avait appelé à voter "pour la démocratie", mais n'avait pas cité le nom de l'ex-président de gauche.

Lula a obtenu dimanche dernier 48,4% des voix, devant Jair Bolsonaro, dont le score a été meilleur que prévu, avec 43,2%. Le président d'extrême droite a engrangé des soutiens importants mardi, notamment celui l'ancien juge anticorruption Sergio Moro, son ex-ministre de la Justice, qui avait pourtant démissionné avec fracas en 2020.

Jair Bolsonaro a également été soutenu par les gouverneurs des trois Etats les plus peuplés du pays: Sao Paulo, Minas Gerais et Rio de Janeiro, auxquels se sont ajoutés mercredi ceux du Parana et du District fédéral de Brasilia.

Article original publié sur BFMTV.com