A la Une: le Brésil annonce la levée de toutes les restrictions sanitaires

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« Grâce à l’amélioration du scénario épidémiologique, de la vaste couverture vaccinale de la population et de la capacité de notre système public de santé, nous avons les conditions pour annoncer aujourd’hui la fin de l’urgence sanitaire ». Cette annonce du ministre brésilien de la Santé Marcelo Queiroga est largement commentée dans la presse. Le journal Folha de São Paulo rappelle que la pandémie a fait plus de 660 000 morts au Brésil. Si le ministre lors de son allocution a eu une pensée pour les victimes, il a toutefois défendu la gestion du Covid-19 par le gouvernement, affirmant que les autorités ont pu sauver beaucoup de vie. Folha de São Paulo ne partage pas cet avis.

Le quotidien souligne que le gouvernement du président d’extrême droite Jair Bolsonaro, candidat à sa réélection en octobre prochain, a fait l’objet de nombreuses critiques pour sa gestion de la pandémie. Il s’est montré très réticent à appliquer les mesures sanitaires les plus basiques recommandées par l’Organisation mondiale de la santé, à commencer par le port du masque. Il y a quelques semaines encore, Jair Bolsonaro a déclaré vouloir en finir définitivement avec la pandémie d'ici au mois d’avril et de revenir à la normalité au Brésil. Mais même le ministre de la Santé a admis hier que le pays « continuera à vivre avec le virus ».

L’avis des spécialistes de la santé

Selon O Globo, la plupart des experts consultés par le journal estiment qu’il est trop tôt pour lever les mesures anti-Covid, car la pandémie est loin d’être maîtrisée au niveau mondial. Dans certaines régions, les cas de contaminations sont en hausse. Déclarer la fin de l’état d’urgence sanitaire au Brésil pourrait affecter l’achat des vaccins. D’après Carta Capital, les professionnels de santé recommandent au gouvernement une période de transition de 90 jours pour lever les restrictions sanitaires.

Les démocrates en alerte face aux mauvais sondages

C’est à la Une du New York Times. « Joe Biden provoquera-t-il un bain de sang au sein du Parti démocrate ? », s’interroge le journal de manière dramatique. Le quotidien s’appuie sur un récent sondage de l’université Quinnipiac selon lequel la cote de popularité du président est tombée à 33 %. D’autres enquêtes confirment l’érosion de la popularité du président à sept mois des élections de mi-mandat. Alors que son bilan n’est pas forcément mauvais, les analystes estiment qu’il a du mal à l’expliquer. Ce n’est pas quelqu’un qui tweete 10 fois par jour et se vante de ses actions et c’est justement pour cela que les Américains l’ont élu, comme un antidote à Donald Trump.

Seulement voilà, explique le New York Times, l’Amérique a changé et les Américains aimeraient bien avoir un « showman » à la Maison Blanche, qui les distrait un peu. Ou au moins quelqu’un qui crée un lien émotionnel avec les électeurs, ce qui n’est pas le cas de Joe Biden. Autre inquiétude qui ressort des sondages, selon le New York Times : le fait que le président est de plus en plus impopulaire chez les Latinos, un groupe qui jusqu’à présent a traditionnellement voté en faveur des démocrates. Pourquoi cet électorat se détourne-t-il de Joe Biden ? Les analystes tentent encore de le comprendre, mais une chose est sûre : ces données montrent que les prochaines échéances électorales seront difficiles pour les démocrates, écrit le New York Times.

L’ambassadeur russe à Washington, l’homme le plus impopulaire à Washington

Autre sujet à la Une de la presse nord-américaine Achim, la guerre en Ukraine et ses implications pour les États-Unis. Le site d’information Politico publie un portrait de l’ambassadeur russe à Washington. Anatoly Antonov qui est devenu l’homme le plus impopulaire de Washington, selon Politico. Plus personne ne l’appelle ou l’invite, il n’a plus de contact avec le président russe, mais continue à défendre ses positions dans une interview avec Politico.

Selon le site d’information, Antonov est considéré comme un « hardliner », un faucon, mais selon des experts en politique étrangère à Washington, l’ambassadeur russe n’aurait pas beaucoup d’influence sur les prises de décisions à Moscou.

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