Brésil : le ministre de l'Économie juge la France "insignifiante"

© BRUNO ROCHA / AGENCIA ENQUADRAR / AGÊNCIA ESTADO VIA AFP

La France est en train de devenir "insignifiante", a affirmé le ministre de l'Économie du Brésil, Paulo Guedes. Il a menacé de se détourner du marché français si Paris ne cessait pas ses critiques sur la déforestation en Amazonie, et a mis sur le même plan l'incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, en 2019, et ceux qui ravagent la forêt amazonienne.

Le ministre de l'Économie du Brésil, Paulo Guedes, a affirmé que la France était en train de devenir "insignifiante", menaçant de se détourner du marché français si Paris ne cessait pas ses critiques sur la déforestation en Amazonie. "Vous avez intérêt à bien nous traiter, sinon on va vous envoyer vous faire foutre", a-t-il lancé mardi à Brasilia, lors d'un congrès de chefs d'entreprise du secteur de la restauration dont des extraits filmés ont commencé à être diffusés dans la presse brésilienne mercredi.

Comparaison entre l'incendie de la forêt amazonienne et celui de Notre-Dame

Paulo Guedes, ministre-clef du gouvernement du président d'extrême droite Jair Bolsonaro, a également mis sur le même plan l'incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, en 2019, et ceux qui ravagent la forêt amazonienne. "Un jour, un ministre français m'a dit : 'Vous êtes en train de brûler la forêt'. Je lui ai répondu : 'Et vous, vous avez brûlé Notre-Dame'", a-t-il raconté, sans préciser de quel ministre il parlait.

>> LIRE AUSSI - Jean-Bernard Carillet - Découvrir le parc national des Lençóis Maranhenses au Nord du Brésil

"Ce sont des accusations futiles ! Vous n'avez pas brûlé Notre-Dame, mais vous n'avez pas réussi à empêcher le petit pâté de maison (où se trouve la cathédrale) de prendre feu. Chez nous, (la forêt amazonienne) est plus grande que l'Europe et vous nous critiquez", a-t-il ajouté. "Après, j'ai donné un autre exemple (au ministre) : 'nos échanges commerciaux avec vous ...

Lire la suite sur Europe1

VIDÉO - Un sénateur brésilien qualifie Jair Bolsonaro de "tueur en série" pour sa gestion de la crise du Covid-19