Boycotter la Coupe du monde ? Pannier-Runacher ne voit pas l’effet que ça aurait sur le climat

La ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher a expliqué ce dimanche 11 septembre qu’elle ne voyait pas ce que changerait un boycott du Mondial 2022 aux émissions de gaz à effet de serre.
Capture d’écran Le Grand Jury La ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher a expliqué ce dimanche 11 septembre qu’elle ne voyait pas ce que changerait un boycott du Mondial 2022 aux émissions de gaz à effet de serre.

Capture d’écran Le Grand Jury

La ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher a expliqué ce dimanche 11 septembre qu’elle ne voyait pas ce que changerait un boycott du Mondial 2022 aux émissions de gaz à effet de serre.

ENVIRONNEMENT - « Une décision prise dans un autre contexte climatique… » Boycotter la Coupe du monde de football en raison de la climatisation des stades du Qatar serait sans effet sur les émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique, a estimé ce dimanche 11 septembre la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher.

« Je ne crois pas que le fait de boycotter la Coupe du monde change malheureusement les émissions de gaz à effet de serre de cet évènement », a déclaré la ministre, invitée du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, en réponse à un internaute souhaitant savoir si le gouvernement comptait demander à la Fédération française de football de ne pas participer en raison de la climatisation des stades.

« Il y a des équipes qui se préparent depuis des années. Cette décision a été prise dans un autre contexte climatique », a-t-elle argué en référence à l’attribution en 2010 du Mondial-2022 au Qatar, ajoutant que l’obtention de la compétition par les Qataris n’était pas le fait des autorités françaises, mais d’instances internationales.

Une technologie « aussi durable que possible »

L’été, le thermomètre peut atteindre 50 degrés dans le petit État du Golfe, une des raisons pour lesquelles sa sélection en 2010 comme hôte de l’événement a fait polémique. Depuis, le Mondial-2022 a été décalé à l’hiver, du 20 novembre au 18 décembre. En dépit de températures plus clémentes en cette période (entre 19,5 et 29,5 degrés en moyenne en novembre et 15 et 24,1 degrés en décembre), sept des huit stades seront climatisés dans l’émirat, l’un des principaux exportateurs de gaz au monde.

Répondant aux critiques récurrentes sur le non-sens écologique de climatiser un espace à ciel ouvert, le concepteur de la climatisation de ces stades, Saud Abdulaziz Abdul Ghani, avait expliqué en mai à l’AFP qu’elle est alimentée par une ferme de panneaux solaires et qu’elle est « aussi durable que possible ».

Par ailleurs, revenant sur les polémiques des jets privés et du transport de joueurs de football par avion en France, la ministre a déclaré que tous les secteurs doivent participer à la décarbonation. « Mais faire croire aux Français que parce que vous avez un combat, qui est sur les jets, vous avez résolu tout le problème du réchauffement climatique, c’est quand même ne pas être très sérieux », a-t-elle déclaré au sujet d’un thème qui divise la classe politique y compris au sein de la seule majorité présidentielle.

« Les efforts ils sont pour tous les secteurs d’activité, ils sont pour tous les transports, dès lors qu’on émet du gaz à effet de serre parce que c’est l’avenir de notre planète qui est en jeu », a conclu Agnès Pannier-Runacher.

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