Boycott des syndicats de policiers Alliance et Unsa : le "Beauvau de la sécurité" est-il déjà en danger?

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Gérald Darmanin était optimiste mercredi matin lors de sa conférence de presse mensuelle sur l'activité des forces de sécurité. Interrogé sur l'annonce, mardi, du boycott de deux syndicats de policiers du "Beauvau de la sécurité", annoncé pour janvier par Emmanuel Macron lui-même, le ministre de l'Intérieur a dit n'avoir "pas de doute que le dialogue se fera dans les deux sens". Sous-entendant ainsi qu'Alliance et Unsa, les deux syndicats en opposition, finiront par revenir à la table des négociations. "Ils vont revenir, j'en suis certain, assure un fin connaisseur des syndicats policiers. Mais ils le feront après le premier tour de poker menteur qui s'enclenche."

"Les déclarations d'Alliance et d'Unsa sont dommageables, mais ce ne sont que des déclarations. Et je note déjà qu'ils seront présents au tour de table effectué vendredi par Gérald Darmanin", abonde Jean-Michel Fauvergue, l'ex-patron du Raid devenu député LREM et qui copilote la proposition de loi sur la sécurité globale en cours d'examen.

Des tensions entre les syndicats?

Dans un courrier envoyé lundi au chef de l'Etat, Fabien Vanhemelryck, secrétaire général d'Alliance, a estimé qu'un "énième séminaire sans mesure concrète au préalable serait jugé indécent", en réclamant en préalable une "peine minimale incompressible pour les agresseurs de policiers", le "floutage" des policiers filmés et des "mesures sociales" dont la gratuité des transports.

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