Mondial au Qatar : s'il était « chef de l'État », Hollande « n'irait pas »

Photo d'illustration.  - Credit:Agnès GAUDIN / MAXPPP / PHOTOPQR/LA MONTAGNE/MAXPPP
Photo d'illustration. - Credit:Agnès GAUDIN / MAXPPP / PHOTOPQR/LA MONTAGNE/MAXPPP

Les appels à boycotter la Coupe du monde au Qatar (qui commence dans moins de deux mois) se multiplient. Les politiques français prennent de plus en plus position sur ce point. François Hollande a assuré jeudi 22 septembre que, s'il était encore en fonction à l'Élysée, il « n'irai(t) pas » à la Coupe du monde de football qui doit débuter dans deux mois au Qatar (20 novembre-18 décembre). « Si j'étais le chef de l'État, je n'irais pas », a déclaré l'ex-président (2012-2017) lors du rendez-vous Demain le sport organisé à la Maison de la radio à Paris. « Je ne peux pas demander à des joueurs de football (…) de ne pas aller à une compétition pour laquelle ils se sont préparés depuis des années », a-t-il cependant expliqué. « Je pense que, pour un joueur du PSG, évoquer le Qatar n'est pas forcément simple par rapport à son employeur », a ajouté l'ex-chef de l'État.

« En revanche, un joueur ou un sportif de haut niveau, et il y en a beaucoup, ont pu agir pour lutter contre le racisme dont ils étaient eux-mêmes victimes. Ils ont pu sur certaines causes s'engager notamment sur la question climatique ou sur les droits de l'homme », a rappelé François Hollande. « Peut-être certains s'exprimeront lorsqu'ils seront à la Coupe du monde, mais ce n'est pas sûr, car ce n'est pas le lieu où il est commode de donner son point de vue alors qu'on attend du joueur qu'il remplisse d'abord sa mission qui est de gagner sa compétition », a-t-il dit.

« Être sportif, ce n'est pas simp [...] Lire la suite