Boxe thaïlandaise : Anucha, mort sur le ring après 174 combats à... 13 ans

France 2
L'histoire d'Anucha, mort sur le ring à 13 ans, a choqué tout un pays. La Thaïlande a découvert que le muay-thaï, son art millénaire devenu un business, pouvait conduire au décès d'un adolescent. A Bangkok, "Envoyé spécial" a interrogé une spécialiste en neurosciences qui milite, étude à l'appui, pour l'interdiction des combats professionnels de mineurs.

Anucha Tasako a commencé à boxer à 9 ans à peine, pour aider sa famille avec l'argent de ses matchs. C'est ce que font de nombreux petits garçons thaïlandais, surtout dans les zones rurales, particulièrement pauvres. Il a livré 174 combats, jusqu'à trois par mois. Jusqu'à ce 10 novembre 2018, où il est décédé des suites d'un K.-O. et d'une hémorragie cérébrale.

Premiers matchs à 9 ans pour aider sa famille

Anucha, l'adolescent de 13 ans mort sur le ring, c'était leur petit-fils. "Envoyé spécial" a rencontré ceux qui l'ont élevé comme leur propre enfant. Sont-ils en colère contre ceux qui organisent ces combats de muay-thaï ? "C'était son destin. Je ne peux dire autre chose", répond sa grand-mère.

L'histoire d'Anucha a ému toute la Thaïlande. Le pays a découvert que son art millénaire de la boxe était devenu un business qui pouvait conduire au décès d'un adolescent.

A Bangkok, les K.-O. d'adolescents attirent les touristes

A Bangkok, dans les stades du Lumpinee et de Ratchadamnoen, temples du muay-thaï, les paris s'envolent jusqu'à des dizaines de milliers d'euros. Un sport-business à grand spectacle, où les K.-O d'adolescents de 15 ans attirent de nombreux touristes.

Ces K.-O. ont décidé une scientifique de Bangkok à mener une grande étude. Cette spécialiste en neurosciences tire la sonnette d'alarme. Elle a fait passer une IRM à 335 enfants (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi