Des boutiques qui sortent leurs griffes

Divert, Christel
Des collections créées par des grands magasins ou des distributeurs, vendues au milieu d'autres griffes. / L'exception

Vieilles comme le commerce de détail, les «marques propres» des grands magasins et, désormais, des e-shops, plus accessibles en termes de prix et de style, font le bonheur du plus grand nombre.

Vous les connaissez souvent sans le savoir, on les appelle «marques propres» en français, private ou white labels en anglais. Elles désignent ces collections créées par des grands magasins ou des distributeurs, vendues au milieu d'autres griffes. C'est le cas, par exemple, de Brummell au Printemps, de Balthazar au Bon Marché et de Galeries Lafayette pour l'enseigne éponyme. Un modèle économique ancien qui reste aujourd'hui étonnamment pertinent pour les magasins physiques comme pour le commerce en ligne. D'ailleurs, les sites marchands les plus puissants ont, eux aussi, développé leurs marques blanches: de Mr Porter et son label Mr P., Matchesfashion et Raey, le multimarque français L'Exception et son vestiaire L'Exception Paris, Yoox et sa toute nouvelle collection mixte 8 by Yoox (lire ci-dessous). Même Asos, le site anglais axé à 200 % sur les millennials, s'y est mis, avec Asos White Homme (qui s'ajoute à Asos White Femme, lancé en 2014).

Toutes ces propositions n'obéissent pas aux mêmes critères. Mais elles héritent tout de même du modèle historique, celui des grands magasins dont l'idée a toujours été d'imaginer et de faire fabriquer une griffe à leur image. «Dès les années 1900, parce que la vocation des Galeries Lafayette est de rendre la mode du moment accessible à tous, nous avons proposé notre marque pour la femme à un prix juste. L'équivalent pour l'homme arrive dans les années 1920, souligne Élisabeth Cazorla, directrice des achats prêt-à-porter, marques nationales et marques propres des Galeries Lafayette. Ce sont des racines très profondes, ce qui est fabuleux pour nous.» Un patrimoine dont bénéficie également Le Printemps, qui commence à diffuser sa ligne masculine, Brummell, dans les années 1930 (mais (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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