Bousculade mortelle de Séoul: un policier visé par l'enquête retrouvé mort

Un homme dépose des fleurs blanches en mémoire des victimes de la bousculade mortelle lors d'une célébration d'Halloween à Séoul, le 3 novembre 2022 - Jung Yeon-je / AFP
Un homme dépose des fleurs blanches en mémoire des victimes de la bousculade mortelle lors d'une célébration d'Halloween à Séoul, le 3 novembre 2022 - Jung Yeon-je / AFP

Un policier sud-coréen visé par l'enquête sur la bousculade mortelle de Séoul qui a tué plus de 150 personnes le week-end de Halloween, a été retrouvé mort ce vendredi, a annoncé la police nationale.

Ce policier de 55 ans, identifié seulement par son nom de famille, Jeong, était notamment soupçonné d'avoir détruit un rapport sensible. Il travaillait dans le commissariat du quartier d'Itaewon, au centre de Séoul, où 156 personnes ont trouvé la mort, asphyxiées et écrasées dans un mouvement de foule le 29 octobre au soir.

Cet agent du renseignement a été retrouvé mort à son domicile de Séoul, a rapporté un responsable de la police nationale.

Soupçonné d'avoir ordonné la destruction d'un rapport

Son poste de police, chargé ce soir-là de surveiller le quartier et de superviser les festivités, est l'une des cibles de la vaste enquête ouverte après la catastrophe.

Parmi d'autres accusations, ce policier était soupçonné d'avoir ordonné la destruction d'un rapport du renseignement qui avertissait du risque d'accident en raison de l'affluence sans précédent attendue ce soir-là, selon l'agence de presse Yonhap. Dans le cadre de l'enquête, la police nationale a perquisitionné le commissariat du quartier de Itaewon.

Des retranscriptions d'appels d'urgence, rendues publiques par la police, montrent que le poste de police avait reçu 11 informations l'alertant que la foule était dangereusement dense durant les quatre heures précédent le drame. Pourtant les forces de l'ordre n'étaient pas pour autant intervenues immédiatement.

156 morts

Le soir du 29 octobre, plus de 100.000 personnes avaient afflué dans ce quartier aux ruelles étroites et aux allées en pente, pour fêter Halloween pour la première fois depuis le début de la pandémie.

Malgré l'affluence inédite, la police n'avait déployé que 137 agents à Itaewon, pendant qu'au même moment quelque 6500 policiers étaient mobilisés dans un autre quartier pour une manifestation anti-gouvernementale de moindre importance.

Les 156 personnes qui ont péri dans le mouvement de foule sont en majorité des jeunes femmes, plusieurs des adolescents et des dizaines d'étrangers.

Quelques hauts responsables sud-coréens dont le chef de la police nationale, le maire de Séoul et le ministre de l'Intérieur ont présenté leurs excuses, et admis leur manque d'anticipation.

Article original publié sur BFMTV.com