La Bourse de Paris rayonne et termine au-dessus des 7.000 points

La Bourse de Paris a terminé une nouvelle fois en hausse vendredi, au-dessus des 7.000 points pour la première fois depuis le 11 février 2022, les investisseurs restant optimistes sur la capacité de l'Europe à résister aux vents contraires économiques.

L'indice vedette CAC 40 a avancé de 47,82 points à 7.023,50 points.

Il a progressé de 2,37% sur la semaine, portant ses gains à 8,49% depuis le 1er janvier.

La cote parisienne a démarré la journée en nette hausse avant d'être un peu refroidie par le manque d'entrain de Wall Street avec la prudence affichée par les banques américaines lors de leurs résultats trimestriels.

Mais elle a repris de la vigueur ensuite, avec un solide indicateur sur la confiance des consommateurs américains.

En Europe, "il y a un regard d'optimisme sur les dernières semaines. L'hiver doux soulage tout le monde", avec la baisse de la demande et des prix de l'énergie, souligne Charlotte de Montpellier, économiste d'ING.

"Tout le monde, nous compris, a revu ses prévisions économiques à la hausse", explique-t-elle.

Vendredi, les chiffres de la croissance allemande ont renforcé cette vision. L'économie allemande traverse mieux que prévu l'hiver et la crise énergétique. L'augmentation du PIB (produit intérieur brut ) en 2022 a atteint 1,9%, alors que Berlin ne tablait cet automne que sur 1,4%.

Sur le front de l'inflation, l'Insee a confirmé vendredi sa première estimation de décembre pour la France, qui avait été nettement au-dessus des attentes des analystes.

Jeudi, l'inflation aux Etats-Unis avait continué de montrer des signes de détente, suffisamment pour que les investisseurs soient convaincus que la Réserve fédérale américaine va baisser le rythme de son durcissement monétaire lors de sa prochaine réunion, début février, pour la première fois depuis mars 2022.

Le rendement des emprunts d'Etat français à 10 ans a terminé à 2,63%, autour de ses plus bas depuis un mois.

"Gare à l'excès d'optimisme", nuance toutefois Mme de Montpellier. L'inflation en France, jusqu'ici limitée par les effets du bouclier tarifaire des prix de l'énergie, devrait rebondir dans les prochains mois, et la Banque centrale européenne ne compte pas faiblir aussi vite que son homologue américaine.

Les constructeurs automobiles ralentissent

Les constructeurs automobiles de la cote parisienne ont nettement reculé, pénalisés par les perspectives du secteur alors que l'Américain Tesla a consenti à de nouveaux rabais sur le prix de ses voitures, jusqu'à 20% en Europe et aux Etats-Unis sur ses modèles les plus populaires.

Stellantis a chuté de 3,81% à 14,22 euros et Renault de 1,45% à 37,14 euros, sur le podium des plus mauvaises performances de la séance. Mais Renault reste le titre qui a le plus progressé en 2023, grimpant de 18,74%.

Le luxe en réussite

Une fois de plus, les valeurs du luxe, poids lourds du CAC 40, ont poussé l'indice vers le haut.

LVMH a battu pour le troisième jour de suite son record de capitalisation boursière, s'approchant un peu plus des 400 milliards d'euros (395 milliards). L'action a pris 1,50% à 785,30 euros. Dans le même secteur, Hermès a monté de 2,20% à 1.651,00 euros, Kering de 1,73% à 563,60 euros.

EssilorLuxottica a pris 1,99% à 173,85 euros, et L'Oréal 1,84% à 373,90 euros.

Euronext CAC40

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