La Bourse de Paris finit en hausse de 0,42%

L'Europe attire les "activistes américains" en raison de législations "amicales", un grand nombre de sociétés ne disposant pas de mesures dissuasives contre de potentiels prédateurs

Paris (AFP) - La Bourse de Paris a fini dans le vert ("0,42%) jeudi, accueillant positivement mais avec modération, le statu quo de la Banque centrale européenne sur sa politique monétaire.

L'indice CAC 40 a pris 21,03 points à 4.981,51 points dans un volume d'échanges moyen de 3,7 milliards d'euros. La veille, l'indice avait grappillé 0,11%.

La cote parisienne a ouvert en léger repli, se montrant prudente avant la réunion de la BCE. La conférence de presse de son président, Mario Draghi, lui a redonné un peu de dynamisme dans l'après-midi.

"L'élément phare de la journée a été le discours de M. Draghi, qui est resté relativement protecteur, tout en se montrant sur quelques points moins accommodant que ce les investisseurs avaient pu anticiper", a estimé Andrea Tuéni, un analyste de Saxo Banque.

Il s'est montré positif sur la situation économique en Europe et a relevé ses prévisions macroéconomiques, "ce qui est une manière de préparer le terrain pour une sortie progressive du programme de soutien monétaire", a-t-il développé.

Comme le prévoyait les investisseurs, l'institution monétaire n'a pas touché à ses taux directeurs mais elle a en revanche relevé ses prévisions de croissance du Produit intérieur brut (PIB) de la zone euro pour 2017 et 2018 et plus nettement sa prévision d'inflation pour 2017 à 1,7%.

Mais sur ce point M. Draghi a souligné que l'inflation restait fragile si les prix de l'énergie n'étaient pas pris en compte.

"Les investisseurs vont donc désormais scruter chaque communication de la BCE pour déceler les premiers signes en ce sens", a ajouté M. Tuéni.

- Les banques recherchées -

Selon lui, ces propos moins accommodants ont largement profité au secteur bancaire.

A l'inverse, les valeurs liées au pétrole ont été pénalisées "par des cours du pétrole qui ont pas mal chuté ces derniers temps", a-t-il observé.

"Plus globalement, au-delà de la hausse du jour, l'indice parisien manque toutefois de conviction ces derniers temps. Il y a beaucoup d'attente et peu de prises d'initiatives aussi bien pour acheter que pour vendre", a souligné M. Tuéni.

La réunion de la BCE a fait passer au second plan les indicateurs du jour comme la hausse plus forte que prévu des inscriptions hebdomadaires au chômage aux États-Unis.

En matière de valeurs, Carrefour a enregistré la plus forte baisse du CAC 40, s'enfonçant de 4,03% à 21,80 euros, lesté par un bénéfice net 2016 en baisse de 23,87% à 746 millions d'euros.

Les valeurs bancaires ont à l'inverse signé une belle séance, Société Générale prenant 2,07% à 46,76 euros, BNP Paribas 2,43% à 60,79 euros et Crédit Agricole 2,74% à 12,40 euros.

Le secteur pétrolier est lui resté mal orienté à l'instar des prix du pétrole au lendemain d'un effondrement des cours du brut à son plus bas niveau de l'année. Total perdait ainsi 0,80% à 46,79 euros, Vallourec 3,62% à 5,46 euros et TechnipFMC 2,23% à 29,34 euros.

Vivendi a gagné 3,09% à 17,35 euros, soutenu par un relèvement de sa recommandation à "surperformer" contre "neutre" auparavant par BNP Paribas, tout comme Air France-KLM ("4,25% à 7,48 euros), grâce à une recommandation relevée à "acheter" contre "conserver" par Société Générale.

Lagardère a bondi de 10,25% à 26,85 euros, soutenu par un bond de son bénéfice net de 136% en 2016.

Bureau Veritas a cédé 0,39% à 17,90 euros après avoir annoncé la nomination à la présidence de son conseil d'administration d'Aldo Cardoso, en lieu et place de Frédéric Lemoine, représentant de l'actionnaire principal Wendel, qui redevient vice-président.



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