La Bourse de Paris termine la semaine dans l'enthousiasme ("0,24%)

L'Europe attire les "activistes américains" en raison de législations "amicales", un grand nombre de sociétés ne disposant pas de mesures dissuasives contre de potentiels prédateurs

Paris (AFP) - La Bourse de Paris a fini la séance dans le vert ("0,24%) vendredi, atteignant en séance son plus haut niveau depuis août 2015, le marché achevant dans l'enthousiasme une semaine riche en rendez-vous.

L'indice CAC 40 a pris 11,81 points à 4.993,32 points dans un volume d'échanges mesuré de 3,5 milliards d'euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,42%.

La cote parisienne a débuté en progression et a atteint dans la matinée 5.022,10 points, son plus haut niveau en séance depuis le 17 août 2015.

Sur une semaine, l'indice phare CAC 40 est resté quasiment stable (-0,03%). Il a engrangé 2,69% depuis le début de l'année.

"Cela témoigne de la confiance des investisseurs, après notamment les déclarations rassurantes de Mario Draghi (le président de la Banque centrale européenne, NDLR) jeudi sur la poursuite d'une politique accommodante de la BCE en zone euro", relève auprès de l'AFP Daniel Larrouturou, directeur général délégué de Diamant Bleu Gestion.

Lors de sa réunion de politique monétaire, la BCE a légèrement relevé ses prévisions de croissance du Produit intérieur brut (PIB) de la zone euro pour 2017 et 2018, tout en relevant nettement sa prévision d'inflation pour 2017 à 1,7%.

"Il y a un changement très clair de perception de l'économie globale. La perception en Europe était restée déflationniste jusqu'à la fin de l'année dernière. Avec les chiffres de l'inflation en Europe en fin d'année et la hausse des taux programmée aux Etats-Unis ainsi que des statistiques indiquant un rebond de l'inflation outre-Atlantique, tout cela change complètement la perception économique globale", ajoute M. Larrouturou.

"Ce scénario est favorable aux actions et défavorable au marché obligataire: le repli du marché obligataire alimente la hausse des marchés action, ce sont des mouvements significatifs", explique-t-il.

Dans ces conditions, estime le directeur, la publication par les Etats-Unis du rapport mensuel ce vendredi "confirme l'accélération de l'activité aux Etats-Unis et nourrit une tendance de fond haussière".

Les créations d'emploi ont en effet été plus fortes qu'attendu, avec 235.000 nouveaux emplois nets, et le taux de chômage a comme prévu perdu 10 points de base à 4,7%.

Du côté des indicateurs, outre l'emploi américain, l'Allemagne a publié un excédent commercial en légère augmentation en janvier.

La production industrielle de la France a continué de se replier ce même mois, de 0,3%, après avoir baissé de 1,1% en décembre, selon l'Insee.

Au Royaume-Uni, la production industrielle a reculé de 0,4% en janvier sur un mois, marquant un coup d'arrêt en raison d'une faible activité dans les usines, après une fin d'année favorable.

Sur le front des valeurs, les bancaires ont mené la cote, à l'instar de Société Générale en haut du CAC 40 ("2,13% à 47,75 euros), Crédit Agricole en 2e position ("2,02% à 12,65 euros) ou BNP Paribas sur la troisième marche du trio de tête ("1,76% à 61,86 euros).

Les valeurs liées au secteur pétrolier ont repris des couleurs, à l'image de Total, en hausse de 1,02% à 47,27 euros ou de TechnipFMC, qui a progressé de 0,44% à 29,47 euros.

Atos a calé (-0,31% à 111,85 euros) après avoir d'abord profité légèrement de l'annonce de son entrée prochaine dans l'indice CAC 40 en lieu et place de Klépierre (-1,14% à 34,54 euros).

Nexans a gagné 4,31% à 49,03 euros, soutenu par un commentaire de Société Générale sur la capacité de croissance du groupe.

Spie a cédé 0,98% à 22,30 euros, souffrant du recul en 2016 de son activité dans l'Hexagone, premier marché du groupe, même si c'est le fort repli de l'activité Pétrole et Gaz et la dépréciation de la livre sterling qui expliquent la baisse de 2,9% du chiffre d'affaires total du groupe l'an dernier.

Havas est monté ("0,99% à 8,33 euros). Le groupe publicitaire a annoncé qu'il mettait fin à son organisation en deux divisions, l'une de création et l'autre de média, dans le cadre de son plan stratégique d'intégration et de régionalisation de ses activités lancé en 2013.

Elior a fini stable ("0,05% à 21,50 euros), les actionnaires ont voté contre la rémunération en 2015/16 de son PDG, Philippe Salle, qui s'est engagé à soumettre d'ici quelques mois un nouveau plan de rémunération à long terme.

Savencia (ex-Bongrain) a été dopé ("5,08% à 77,59 euros) par un bénéfice net 2016 en hausse de 83,3% à 104,5 millions d'euros, malgré une baisse de ses ventes, affectées par un effet de change négatif.



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