La Bourse de Paris fléchit (-0,12%), focalisée sur la guerre commerciale

Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018

Paris (AFP) - La Bourse de Paris a clôturé sur un léger reflux (-0,12%) mercredi, la prudence dominant chez les investisseurs dans l'attente de toute nouvelle évolution sur le front commercial et de la publication des minutes de la Réserve fédérale américaine (Fed).

L'indice CAC 40 a cédé 6,48 points à 5.378,98 points, dans un volume d'échanges moyen de 2,9 milliards d'euros. La veille, l'indice avait terminé en hausse de 0,50%.

Le marché parisien a ouvert proche de l'équilibre, autour duquel il a oscillé une bonne partie de la matinée, avant de passer franchement dans le rouge, puis de limiter ses pertes.

"Tout tourne vraiment autour de cette actualité de la guerre commerciale" entre les Etats-Unis et la Chine, a résumé auprès de l'AFP Andrea Tuéni, un analyste de Saxo Banque.

L'interdiction des exportations de produits technologiques américains vers certaines entreprises jugées "à risque", avec Huawei dans le viseur, a ouvert un nouveau front dans l'offensive tous azimuts engagée contre la Chine par Donald Trump, provoquant en outre un effet domino.

Plusieurs poids lourds japonais et britanniques des télécoms ont en effet annoncé mercredi qu'ils allaient se passer pour l'heure des équipements de Huawei.

Les marchés actions avaient pourtant un peu soufflé mardi après l'annonce par Washington d'un délai de 90 jours accordé à Huawei et à ses partenaires américains pour s'adapter, mais le répit a été de courte durée.

"Il y a eu quelques levées de restrictions mais d'autres informations en parallèle ont évoqué le fait que d'autres entreprises chinoises pourraient potentiellement être placées sur la liste noire américaine", a poursuivi M. Tuéni.

Les investisseurs devraient également prêter attention, après la clôture des places européennes, à la publication du compte-rendu de la dernière réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed).

"Il y aura des investisseurs à l'affût du moindre signe permettant d'anticiper un virage encore plus accommodant de la Fed", de plus en plus d'opérateurs de marché tablant désormais sur une baisse des taux de la banque centrale cette année, a souligné M. Tuéni.

A ces sujets majeurs s'ajoute également celui du Brexit, la Première ministre britannique Theresa May s'étant débattue ce mercredi pour sauver son plan de la "dernière chance", destiné à mettre en oeuvre le Brexit mais qui n'a convaincu ni sa majorité ni l'opposition, écornant encore un peu plus son autorité.