La Bourse de Paris fait du surplace en attendant Wall Street

La Bourse de Paris marquait une pause mardi matin avant la reprise des marchés américains au sortir d'un long week-end et après le constat d'un ralentissement économique en Chine en fin d'année dernière.

L'indice vedette CAC 40 se positionnait en légère baisse (-0,12%) à 7.034,99 points peu avant 11H00. Lundi, la cote parisienne avait fini en hausse (+0,28%) pour la quatrième fois consécutive.

L'économie chinoise a progressé de 2,9% en glissement annuel au quatrième trimestre 2022, ce qui représente un ralentissement par rapport à la croissance de 3,9% enregistrée au troisième trimestre. Les ventes au détail, principal indicateur des dépenses des ménages, ont de nouveau chuté en décembre (-1,8% sur un an) et la production industrielle s'est tassée le mois dernier (+1,3% sur un an).

"Les statistiques chinoises sur décembre sont au-dessus des attentes mais confirment une forte dégradation de l'économie, pénalisées par les mesures sanitaires mises en place sur une partie du mois", constate Christian Parisot, économiste du courtier Aurel BGC.

Mais, assure-t-il, "l'espoir d'un rebond rapide de l'économie reste fort" avec la levée des restrictions sanitaires.

En Europe, les investisseurs semblent plus confiants quant à la trajectoire de l'économie. Ils attendent le baromètre allemand ZEW allemand (janvier) mesurant le moral des investisseurs alors que la première économie européenne a enregistré sur l'ensemble de l'année 2022 un taux d'inflation de 7,9%, record historique depuis la création de l'Etat après la Deuxième guerre mondiale.

Dans la zone euro, grâce à la baisse des tensions énergétiques, "la probabilité de récession semble se réduire de jour en jour, ce qui ne manque pas d’être souligné par les officiels" présents au Forum économique mondial de Davos, note Natixis Research CIB.

Au Royaume-Uni, le chômage est resté stable sur un mois à 3,7% fin novembre, mais le pouvoir d'achat a continué de reculer à cause de l'inflation, alimentant les grèves qui secouent le pays, a annoncé mardi l'Office national des statistiques (ONS).

Les investisseurs sont en position d'attente avant la publication des résultats des banques américaines Morgan Stanley et Goldman Sachs avant l'ouverture des marchés américains qui étaient restés fermés pour un long week-end de trois jours.

L'actualité fait bouger l'automobile

Nissan (+2,69% à 423,4 yens) et Renault (+0,36% à 37,45 euros vers 10H25 à Paris) se sont mis d'accord dans la nuit de lundi à mardi pour refondre leur alliance après des mois de négociations, les annonces formelles étant désormais prévues pour fin janvier-début février.

La marque Renault a par ailleurs vu ses ventes reculer de 14,6% en 2022, touchées par les problèmes d'approvisionnement en puces électroniques, son départ du marché russe et une réorientation vers les modèles plus profitables.

Le géant de l'automobile Stellantis (-1,01% à 14,18 euros) a annoncé mardi sa volonté d'alimenter en énergie géothermique son usine de Rüsselsheim en Allemagne, site historique de la marque Opel, pour réduire le bilan carbone de la fabrication automobile.

Danone se fixe un objectif de réduction de méthane

Le géant agroalimentaire a annoncé mardi qu'il comptait réduire de 30% d'ici à 2030, par rapport à 2020, les émissions de méthane liées à l'élevage des vaches qui fournissent ses usines en lait frais. L'action baissait de 0,91% à 49,69 euros.

ADP s'approche de la fréquentation d'avant-Covid

Les aéroports parisiens ont accueilli en 2022 plus du double du nombre de passagers de l'année précédente, retrouvant 80,2% de leur fréquentation de 2019, avant la crise sanitaire. Le titre Aéroports de Paris (ADP) gagnait 1,74% à 137,15 euros à 10H30.

Euronext CAC40

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