La Bourse de Hongkong veut s’offrir celle de Londres

Rousseau, Hervé
Le Hong Kong Stock Exchange, qui s’est imposé parmi les géants du secteur, a déjà un pied à Londres depuis le rachat en 2012 du London Metal Exchange. / Bobby Yip/REUTERS

Le Hong Kong Exchanges and Clearing propose de racheter London Stock Exchange pour 31,6 milliards de livres, soit un peu plus de 35 milliards d’euros. Le mouvement de concentration des places boursière se poursuit.

Big Bang chez les opérateurs boursiers. La Bourse de Hongkong, le Hong Kong Exchanges and Clearing (HKEX), propose de racheter London Stock Exchange (LSE). L’offre valorise la Bourse de Londres à environ 31,6 milliards de livres (35,4 milliards d’euros).

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Une proposition a été transmise au conseil d’administration de LSE, mais il ne s’agit pas d’une offre ferme, a précisé HKEX. HKEX propose aux actionnaires de LSE de leur racheter leurs titres en numéraire et en nouvelles actions HKEX pour une valeur globale de 8.361 pence par action LSE. L’action LSE a bondi à la suite de cette annonce. Elle prenait plus de 10% à 7.576 pence en fin de matinée, après avoir touché un plus haut historique à 7.922 pence.

Le Hong Kong Stock Exchange, qui s’est imposé parmi les géants du secteur, a déjà un pied à Londres depuis le rachat en 2012 du London Metal Exchange. HKEX impose comme condition que l’opérateur de la Bourse de Londres ne mène pas à bien son projet d’acquisition de Refinitiv pour 27 milliards de dollars (24,5 milliards d’euros). Le LSE a annoncé en juillet dernier un projet de rachat de Refinitiv, fournisseur d’informations, de données et d’analyses au secteur financier. Une condition qui semble ne pas enchanter le LSE. Ce dernier a en effet annoncé imédiatement qu’il restait attaché à ce projet, sur lequel «il continue d’effectuer de bons progrès».

Reste que, entre le Brexit et l’échec en mars 2017 de son mariage avec la Deutsche Börse le LSE est en mauvaise posture. L’opération, qui devait donner naissance à un géant de 28 milliards d’euros de capitalisation boursière. Elle avait capoté pour la troisième fois en mars 2017, après le vote des Britanniques en faveur du (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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