Bourges au centre de la tension

Libération.fr

Lieu de rendez-vous de cet acte IX, la préfecture du Cher se prépare à un grand rassemblement de gilets jaunes. Sans s’alarmer.

Le centre-ville de Bourges (Cher) s’est réveillé dans le bruit des planches de bois sciées et fixées à la perceuse sur les devantures des magasins. Si la plupart des commerçants ont décidé d’ouvrir leur porte en prévision du premier samedi des soldes d’hiver, le centre des impôts et les banques se sont barricadés afin d’éviter toute casse. Du haut de son escabeau, Alex pose avec habileté une large plaque de bois contre la vitrine du Crédit agricole : «J’ai 180 m2 de panneau de bois à poser avant demain. Il y a même des gens qui passent devant notre établi et qui nous demandent si on aurait le temps de cloisonner leur boutique.»

Paisible. La rue d’Auron et sa centaine de commerces, se prépare doucement à un week-end annoncé comme compliqué. La ville, considérée comme centrale par rapport au territoire français, a été désignée comme point de ralliement par certains groupes de gilets jaunes. Non loin de là, Sylvie Dagois, responsable de la boutique de lingerie RougeGorge rue Mirebeau, est inquiète. Elle a reçu des consignes de sécurité : «On m’a conseillé de venir travailler à pied et d’éviter de rester à l’intérieur de la boutique en cas de débordement.» En début de matinée, la préfète du Cher, Catherine Ferrier, a annoncé que tout rassemblement de gilets jaunes sera interdit dans le centre-ville. «Vous croyez sincèrement qu’ils ne viendront pas ici ? interroge Sylvie Dagois. En tout cas, nos clients ne vont pas se risquer à sortir, ils sont venus faire leurs achats avant.»

Au cœur de la ville, le centre commercial Avaricum est un petit village à ciel ouvert de 25 boutiques. L’état d’alerte annoncé par certains médias semble être anecdotique au vu de l’ambiance paisible des rues et de la détente affichée par certains passants. Pour le directeur du centre, Anthony Pinon, le maître-mot est d’accueillir les clients dans de bonnes conditions de (...)

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