Le boulanger en grève de la faim pour soutenir son apprenti, aux urgences après un malaise

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Le boulanger de Besançon en grève de la faim depuis plus d'une semaine pour protester contre l'expulsion de son apprenti guinéen, a été conduit aux urgences mardi.

Stéphane Ravacley, boulanger de Besançon en grève de la faim depuis plus d'une semaine pour protester contre l'expulsion de son apprenti guinéen, a fait un malaise mardi et a été conduit aux urgences, a-t-il indiqué à l'AFP. Il a été "pris en charge peu avant 09H00 par les sapeurs-pompiers qui l'ont conduit au CHU de Besançon", a confirmé la préfecture du Doubs. En grève de la faim depuis huit jours, l'artisan de 50 ans est "tombé dans les pommes" mardi vers 08H30 alors qu'il se trouvait dans sa voiture, devant sa boulangerie du centre-ville de Besançon, a précisé la responsable des ventes du commerce, Anne-Sophie Rousseaux. "Il est à l'hôpital, mais son état n'est pas trop grave", a-t-elle rassuré.

Contacté alors qu'il se trouvait encore aux urgences, M. Ravacley a précisé qu'il se sentait "très faible". Il ne se nourrit plus que de bouillon et a perdu environ huit kilos depuis le début de sa grève de la faim. Une infirmière lui rend visite tous les deux jours. Son ancien apprenti Laye Fodé Traoré, 18 ans, a dû interrompre sa formation. Pris en charge en France en tant que mineur isolé, il est visé par une obligation de quitter le territoire français (OQTF) délivrée par la préfecture de la Haute-Saône, département où il réside.

Plusieurs personnalités engagées pour le boulanger

Le jeune Guinéen a saisi le tribunal administratif de Besançon pour contester juridiquement cette OQTF et le refus de la préfecture de lui délivrer un titre de séjour. Sa requête sera examinée le 26 janvier. Selon son avocate, la préfecture considère que les documents d'identité de M. Traoré ne sont pas authentiques. Ces documents sont en cours de validation par l'ambassade de Guinée en France, a-t-elle relevé vendredi.

Raphaël Glucksmann, Omar(...)


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