Le boulanger en grève de la faim contre l'expulsion de son apprenti conduit aux urgences

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Le boulanger Stéphane Ravacley a fait un malaise mardi et a été conduit aux urgences. Cet artisan de Besançon est en grève de la faim depuis plus d'une semaine pour protester contre l'expulsion de son apprenti guinéen, Laye Fodé Traoré. Il a été "pris en charge peu avant 9 heures par les sapeurs-pompiers qui l'ont conduit au CHU de Besançon", a confirmé la préfecture du Doubs. Le médecin qui l'a examiné a conclu qu'il avait "des carences en beaucoup de choses", a précisé le boulanger qui a bénéficié d'une "perfusion de vitamines". Il pense rentrer chez lui "dans les heures qui viennent".

"Je continue. C'est un combat"

"Je suis très fatigué, mais ça va", a déclaré Stéphane Ravacley à l'AFP en début d’après-midi alors qu'il se trouvait encore aux urgences. "J'ai fait un malaise dans ma voiture, devant la boulangerie, en revenant de livraison", a expliqué l'artisan de 50 ans dont le commerce est situé au centre-ville de Besançon. "Au début, personne ne m'avait vu, je suis resté un quart d'heure dans le froid. Quand les pompiers sont arrivés, j'étais en hypothermie".

Le boulanger bisontin ne se nourrit plus que de bouillon et a perdu environ huit kilos depuis le début de sa grève de la faim. Une infirmière lui rend visite tous les deux jours. Pour autant il ne pense pas mettre un terme à sa grève de la faim ? "Non, je continue. C'est un combat", affirme l'homme, bien décidé à se battre pour garder à ses côtés Laye Fodé Traoré, 18 ans, dont il salue le travail sérieux et appliqué....


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