Bouches-du-Rhône : le parc national des Calanques fait sa contre-publicité pour limiter le tourisme

Aux portes de Marseille (Bouches-du-Rhône), des dizaines de criques aux eaux turquoise attirent les touristes dans le parc national des Calanques, site naturel qui s'étend sur des centaines d'hectares. Près de trois millions de visiteurs sillonnent chaque année les chemins escarpés. Mais ce tourisme de masse a parfois des conséquences désastreuses pour la biodiversité locale. Campagne de démarketing "On va avoir des visiteurs qui s'éloignent des sentiers balisés et qui viennent sur des zones où normalement ils n'ont pas à marcher. En passant, ils vont éroder le sol, et vont mettre toutes les racines du pin à nu, ce qui, à terme, peut le tuer", explique Zacharie Bruyas, en charge de la communication du parc national des Calanques. Pour limiter cet afflux de touristes, le parc tente des expériences, notamment avec une campagne de communication de "démarketing". "L'idée du démarketing, c'est de rétablir certaines vérités du territoire, qui sont aujourd'hui un peu gommées par toutes les belles images qu'on voit sur les réseaux sociaux. C'est donc de rappeler que les Calanques sont notamment un endroit difficile d'accès, il fait chaud, l'eau est assez froide", ajoute Zacharie Bruyas. Mais le tourisme a également une autre conséquence : la pollution des espaces naturels.