Dans les Bouches-du-Rhône, les oubliés du Ségur de la santé crient à l'injustice

Elle n’a pas touché les 183 euros net d’augmentation mensuelle du Ségur de la santé. Et pourtant, Mireille est infirmière dans les Bouches-du-Rhône. Pas dans un hôpital mais dans un institut médico-éducatif. Ce qui fait, malheureusement pour elle, toute la différence. L’exécutif n’a pas prévu de revalorisation salariale pour les soignants travaillant dans ces structures. "C’est la première fois dans l’histoire de la fonction publique hospitalière qu’il y a des différences de traitement", explique, abasourdie, cette infirmière qui s’occupe de patients handicapés. Pour Nathalie, qui travaille avec des personnes âgées depuis 13 ans, c’est le même sentiment d’injustice. Son statut d’aide à domicile la prive de la fameuse "prime Covid" de 1500 euros, censée récompenser le personnel soignant qui a affronté la première vague. "Nous sommes aussi des soignants", explique-t-elle. "Nous avons été là pour les gens, nous les avons aidés dans leur quotidien". La Fédération des hôpitaux de France a demandé au Premier ministre de revaloriser le salaire des oubliés du Ségur de la santé.