Les boucheries nivernaises à la table des présidents

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La famille Bissonnet fournit l'Elysée depuis De Gaulle, ainsi que les plus grands présidents.

Dire que Jean et Monique avaient des chèques signés de la main du général de Gaulle... En y repensant, Bernard et Jean-Baptiste Bissonnet, deuxième et troisième générations de cette famille de bouchers parisiens, regrettent qu’ils aient été déposés à la banque. «Mes parents avaient fini par en avoir besoin», les excuse Bernard, un des fils. Pour implanter leurs Boucheries nivernaises rue du Faubourg-Saint-Honoré, en 1959, les Bissonnet avaient réuni une boucherie, un fleuriste et un magasin de jouets à l’angle de la rue du Colisée – les angles, dans le commerce, ça compte. En 1967, Jean était parti démarcher un de ses voisins, installé 400 mètres plus loin sur le même trottoir, le palais de l’Elysée.

Depuis, les présidents se sont succédé, des appels d’offres ont été organisés pour désigner les commerçants, mais les Bissonnet sont restés parmi les fournisseurs de produits carnés de l’Elysée, pour les dîners d’Etat notamment. Ils ont ajouté à leur liste de clients des ministères, l’Assemblée nationale et, depuis dix ans, l’hôtel Matignon. Guillaume Gomez, alors chef de l’Elysée, écrivait sur Twitter lors de la parution d’un livre sur cette aventure familiale : «Ils sont le lien irremplaçable entre les éleveurs et les chefs. Des prairies en Normandie pour aller voir les bœufs, des plateaux du Quercy à la Lozère pour nous sélectionner les agneaux, mes chers porcs noirs de Bigorre aux volailles landaises ou de Bresse.»

L’entreprise regroupe six établissements

Aux Boucheries nivernaises, on travaille entre cousins, neveux et frères, tous formés derrière le billot. Bernard, 65 ans, précise: «Aucun d’entre nous n’a été obligé de choisir ce métier, nous l’avons fait par passion.» Et en harmonie, explique Jean-Baptiste, 37(...)


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