Borne va nommer un ambassadeur aux droits LGBT+ dans le monde

Borne veut nommer un ambassadeur pour défendre les droits LGBT+ dans le monde
LUCAS BARIOULET via Getty Images Borne veut nommer un ambassadeur pour défendre les droits LGBT+ dans le monde

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Borne veut nommer un ambassadeur pour défendre les droits LGBT+ dans le monde

POLITIQUE - Un ambassadeur et des millions. La Première ministre, Elisabeth Borne, a annoncé ce jeudi 4 août qu’un « ambassadeur aux droits LGBT+ » serait nommé « avant la fin de l’année » ainsi que « la création d’un fonds de trois millions d’euros pour créer dix nouveaux centres LGBT+ », en plus des 35 existants.

La cheffe du gouvernement s’est exprimée lors d’une visite du centre LGBT+ (lesbien, gay, bi, trans) d’Orléans, dans le Loiret, à l’occasion du 40e anniversaire de la dépennalisation de l’homosexualité.

Cet ambassadeur « coordonnera l’action du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères pour la protection contre les discriminations et la promotion des droits LGBT+ et portera la voix de la France », a indiqué la Première ministre, comme vous pouvez le voir ci-dessous, notamment pour défendre « la dépénalisation universelle de l’homosexualité et de la transidentité ».

Objectif : Deux centres par région

La Première ministre a par ailleurs salué « le travail exemplaire des associations et des centres LGBT+ », « points d’entrée identifiables et accessibles pour de nombreuses personnes qui ne savent pas vers qui se tourner » et qui, l’année dernière, « ont aidé près de 6000 personnes partout dans notre pays ».

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Le fonds de 3 millions d’euros doit permettre la création de dix nouveaux centres, afin qu’il y ait au moins deux centres dans chaque région de l’Hexagone et un centre au moins dans chaque région d’outre-mer.

« La bataille des mentalités n’est pas encore gagnée », a mis en garde Elisabeth Borne, relevant que « la haine anti-LGBT+ continue à exclure, blesser et même parfois tuer ».

Interrogée sur la ministre Caroline Cayeux, qui avait provoqué un tollé mi-juillet, notamment pour avoir désigné les personnes homosexuelles par la formule « ces gens-là », la cheffe du gouvernement a déploré « des expressions blessantes » mais a martelé qu’il n’y avait « aucune ambiguïté sur l’engagement de tous les membres de (son) gouvernement, qui portent la même vision d’une société progressiste ».

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Dans le même temps, le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu était sur BFMTV pour expliquer son ancienne position contre le mariage homosexuel. Symbole d’un début de mandat marqué par plusieurs controverses et l’hostilité de plusieurs associations LGBT.

Une loi pour demander réparation ?

Qu’importe pour Elisabeth Borne, soucieuse de laisser ces controverses derrière elle. À propos d’une proposition de loi portée par le sénateur PS Hussein Bourgi qui demande réparation pour les personnes condamnées pour homosexualité entre 1942 et 1982, la cheffe du gouvernement a ainsi affirmé qu’elle « l’entendait » et qu’elle allait la « regarder ».

« Ça n’est pas un sujet simple de savoir comment on répare des blessures qui ont pu être apportées en raison de discrimination », a-t-elle fait observer, en considérant « important, déjà, d’acter que l’introduction de discrimination dans le droit avait été une faute, et de saluer et de commémorer l’abrogation de ces dispositions ».

Le régime de Vichy avait introduit une discrimination entre les relations hétérosexuelles - la majorité sexuelle étant alors fixée à 15 ans - et homosexuelles, pénalisées si l’un des partenaires était mineur (à l’époque, 21 ans).

La discrimination était restée en vigueur lors de l’abaissement de la majorité à 18 ans en 1974, avant que la gauche ne l’abroge en 1982 et n’aligne la majorité sexuelle à 15 ans, quel que soit le sexe des partenaires.

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