Boris Johnson rejette les accusations d'inaction dans la gestion de la crise du COVID-19

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BORIS JOHNSON REJETTE LES ACCUSATIONS D'INACTION DANS LA GESTION DE LA CRISE DU COVID-19

LONDRES (Reuters) - Boris Johnson a rejeté jeudi les accusations portées par son ancien bras droit, Dominic Cummings, selon lesquelles des dizaines de milliers de décès seraient imputables à l'inaction de son gouvernement au début de la pandémie de COVID-19.

"Non, je ne le pense pas, mais bien sûr, cela a été une série de décisions incroyablement difficiles, dont aucune n'a été prise à la légère", a-t-il déclaré à ce sujet.

"Nous avons été guidés par la volonté de protéger la vie, pour sauver la vie, pour s'assurer que notre système de santé ne soit pas submergé", a ajouté le Premier ministre.

Au cours d'un témoignage de sept heures devant une commission parlementaire mercredi, Dominic Cummings a formulé une série d'accusations à l'encontre de Boris Johnson, son ancien allié avec qui il s'est brouillé fin 2020.

Dominic Cummings a estimé que ce dernier était inapte à diriger le pays.

L'ancien conseiller de Boris Johnson a également déclaré que le ministre de la Santé, Matt Hancock, avait menti à plusieurs reprises et aurait dû pour cela être démis de ses fonctions.

Des accusations que ce dernier a démenti jeudi.

"Ces allégations qui ont été formulées hier (...) sont graves et sont non fondées. J'ai toujours été franc avec les gens, en public et en privé", a déclaré Matt Hancock au Parlement.

D'après Boris Johnson, certains des propos tenus par Dominic Cummings n'ont aucun rapport avec la réalité.

"Ce que les gens veulent, c'est que nous nous mettions au travail et que nous essayions prudemment de faire avancer notre pays dans ce qui a été l'une des périodes les plus difficiles de l'après-guerre", a-t-il ajouté.

Boris Johnson a confirmé une hausse du nombre de cas de coronavirus dans son pays, y compris ceux imputables au variant apparu d'abord en Inde, ce qui pourrait compromettre la quatrième et dernière étape du plan de déconfinement censé se traduire par la levée de toutes les restrictions sanitaires le 21 juin.

"Nous prenons des décisions aussi vite que possible, mais nous devons surveiller les données", a-t-il déclaré.

"Nous sommes assez satisfaits de voir que les étapes, les mesures, que nous avons prises jusqu'à présent sur la feuille de route ont été les bonnes (...) Je crains que nous devions simplement attendre un peu plus longtemps pour voir ce qui se passe après la troisième étape (du déconfinement)", a-t-il observé.

(William James, version française Hayat Gazzane, édité par Jean-Michel Bélot)