Comment Boris Johnson fait-il pour survivre ?

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Comment Boris Johnson fait-il pour survivre ?
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Mille jours à Downing Street. Et presque autant d’appels à la démission et de polémiques. Au pouvoir depuis juillet 2019, Boris Johnson n’a jamais semblé aussi proche de prendre la porte noire du “number 10”. Le conservateur “a imposé des règles draconiennes durant le [confinement lié au] Covid-19, qu’il a lui-même ignorées d’après la police, devenant au passage le premier chef du gouvernement à enfreindre la loi pendant son mandat, souligne l’hebdomadaire The Spectator. Désormais, l’opposition travailliste essaie de démontrer qu’il a menti au Parlement à propos des fêtes organisées pendant le confinement, une infraction qui entraîne généralement la démission.” Conséquence directe du scandale, les conservateurs comptent sept points de retard sur le Labour dans les sondages et pourraient perdre quelque 800 sièges lors des élections locales du 5 mai prochain.

Pourtant, Boris Johnson “le survivant” s’accroche. Clopine sur une jambe, tel le Chevalier noir des célèbres Monty Python, représenté (avec une mèche blonde ébouriffée) en une de The Spectator daté du 23 avril. “Je suis invincible”, clame le personnage, bras coupés, dans Sacré Graal, film culte des années 1970.

L’ancien maire de Londres doit sans doute en être persuadé, lui aussi, et se sentir guidé par son éternelle bonne étoile politique. “Au fond, les choses sont peut-être moins terribles pour lui qu’on ne peut le penser”, estime l’hebdomadaire, dirigé par Johnson lui-même au début des années 2000. Le chef du gouvernement a remanié le noyau dur de son équipe à Downing Street, fusible idéal en plein “partygate”. Sa réponse à la guerre en Ukraine, saluée jusqu’à Kiev, lui offre aussi un certain répit. Tout comme la multiplication des annonces destinées à plaire aux députés de la majorité, du controversé plan de transfert de demandeurs d’asile au Rwanda au projet de privatisation de la chaîne de télévision Channel 4.

“Au fond, poursuit The Spectator, ce qui lui évite jusqu’à présent un vote de défiance émanant de son propre camp, c’est surtout l’absence d’alternative crédible.” Le ministre des Finances, Rishi Sunak, considéré un temps comme le favori à sa succession, est empêtré lui aussi dans le “partygate”. Les autres conservateurs de premier plan, comme la ministre des Affaires étrangères, Liz Truss, sont quant à eux loin de faire l’unanimité. “Le Premier ministre a survécu plus longtemps au scandale que ne l’auraient pensé ses détracteurs”, conclut le magazine londonien. Mais sur fond d’explosion du coût de la vie et de possibles nouvelles contraventions en lien avec le “partygate”, “sa position demeure très précaire”.

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