A Bordeaux, dans un procès pour inceste, l’exemple d’une justice qui a su réagir vite

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C'est dans une lettre adressée à sa meilleure amie que Léa (*), alors en classe de 4e, a dénoncé les agissements de son beau-père. Quinze mois après les faits, elle se tient ce jeudi 3 février, face à son agresseur. Après trois heures trente d'audience au tribunal judiciaire de Bordeaux, Cyril (*) est condamné à cinq ans de prison pour agression sexuelle incestueuse dont trois ferme, deux en sursis et trois ans probatoire. La peine est assortie d'une obligation de soin, d'indemnisation et d'une interdiction de rentrer en contact avec sa belle-fille.

Pendant plus d'un an et quasiment un mercredi sur deux, dans une petite commune de 9.000 habitants près du bassin d'Arcachon, la jeune adolescente est contrainte de rejoindre la chambre conjugale "pour faire un câlin". D'abord des jeux et très vite les premiers attouchements, à travers le tee-shirt. Les semaines passent et les faits s'aggravent, jusqu'au viol, début novembre 2019. La petite sœur de 11 ans, Eliane (*), qui regarde la télévision dans le salon ou fait ses devoirs dans sa chambre, a bien essayé de rentrer plusieurs fois "mais ils rigolaient ou faisaient semblant de dormir". Le demi-frère, alors tout jeune enfant, fait la sieste. Et la maman? Désormais à temps plein, elle passe ses mercredis au centre aéré, comme animatrice.

"Tout s'effondre comme un château de carte"

Ce jeudi, c'est blotti l'une contre l'autre qu'elles affrontent, prostrées sur le banc des parties civiles, un douloureux retour dans le passé. L'adolesc...


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