Bordeaux : le monde du vin, meurtri par la crise sanitaire, doit se réinventer

À Targon, en Gironde, le vignoble bordelais, le plus célèbre du monde, a été frappé par la pandémie de Covid-19. En 34 ans de métier, le viticulteur Alain Dufourg n’a jamais été aussi inquiet pour son exploitation. Son vin se vend mal et il lui reste beaucoup de stock. Depuis un an, avec la fermeture des bars et restaurants ainsi que l’annulation des salons de vente directe aux particuliers, il a perdu 70 % de son chiffre d’affaires. Certaines charges continuent de courir, comme celle des salaires des travailleurs qui entretiennent la vigne. S’adapter via le numérique Toute l’économie viticole a souffert de la crise, comme la Cité du vin à Bordeaux, inaugurée il y a cinq ans. Pour continuer d’exister, il a fallu s’adapter, notamment par le numérique. “Il y a des conférences qu’on peut regarder en ligne et des entretiens sur lesquels on peut interagir. On a voulu maintenir quelques projets pour ne pas s’arrêter complètement, ça aurait été terrible", explique Philippe Massol, son directeur. Avec la lente reprise des exportations et l’arrêt des taxes américaines, les professionnels commencent à entrevoir le bout du tunnel.