Bordeaux: incendie d'un camp de caravanes après une rixe, une enquête ouverte

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Une  femme ayant passé plus de 2000 appels aux pompiers a été condamnée à 6 mois de prison ferme (photo d'illustration) - Pascal GUYOT © 2019 AFP
Une femme ayant passé plus de 2000 appels aux pompiers a été condamnée à 6 mois de prison ferme (photo d'illustration) - Pascal GUYOT © 2019 AFP

Une quinzaine de caravanes d'un camp de personnes originaires d'Europe de l'Est ont brûlé lundi soir dans un incendie faisant suite à une altercation, a-t-on appris auprès du parquet, un élu local évoquant une possible vengeance de jeunes de la cité voisine après cette rixe.

Une enquête pour "dégradation par incendie" a été ouverte par le parquet de Bordeaux, qui l'a confiée à la Direction départementale de la sécurité publique. "Une quinzaine de caravanes auraient été endommagées mais il n'y aurait aucun blessé à déplorer. Cet incendie serait survenu après une rixe entre deux individus", a expliqué le parquet, qui précise qu'il est trop tôt pour avoir une idée du déroulement exact des faits.

Selon le maire-adjoint du quartier, Vincent Maurin, le camp comptait environ 300 personnes, essentiellement des Roumains et Bulgares. L'élu (PC) a expliqué lundi soir à l'AFP que, selon des témoignages d'habitants du camp, une rixe avait eu lieu peu avant à une station de tramway voisine entre un habitant de la cité toute proche des Aubiers et un Roumain, désigné à tort comme habitant du camp, et qu'ensuite "plusieurs dizaines de jeunes des Aubiers" sont venus mettre le feu à une caravane avec des mortiers de feu d'artifice, entraînant une propagation.

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Vers la fermeture immédiate du squat?

Pour Vincent Maurin, "ces tensions ne sont pas nouvelles" et des habitants des Aubiers se plaignaient régulièrement de nuisances venant du camp, situé à seulement 100 mètres de la cité.

L'élu du quartier Bordeaux-Maritime s'est par ailleurs inquiété du fait que l'incendie a eu lieu près d'une usine Saft (batteries) qui a un périmètre de sécurité Seveso, sans toutefois être classée comme tel.

"J'espère que ce drame très grave va accélérer la fermeture du squat", "un site dangereux" dont l'évacuation est régulièrement évoquée, a-t-il dit. La ville de Bordeaux a ouvert un gymnase pour accueillir des sinistrés mais personne ne s'y est présenté lundi soir et l'hébergement d'urgence a été fermé.

Article original publié sur BFMTV.com

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