Bonneuil : une cité encore privée de douche après une alerte à la légionelle

Denis Courtine
Bonneuil, avenue d’Oradour-sur-Glane, ce jeudi matin. Près de deux ans après, les locataires de cette cité subissent à nouveau une alerte à la légionelle

Depuis plus d’une semaine, des centaines de familles du quartier d’Oradour-sur-Glane ne peuvent plus prendre de douche chaude en raison d’un taux trop important d’une bactérie dans le réseau.


Comme une tuile de plus. Voilà comment a été accueilli le courrier envoyé le 3 octobre par le bailleur aux centaines de familles habitant les tours du quartier d’Oradour-sur-Glane, dans les Grands Ensembles de Bonneuil. Les 3 F annonçaient que les résultats d’analyses pratiqués sur le réseau d’eau chaude « dans le cadre de prélèvements de contrôles » mettaient en évidence « une concentration en légionelles nécessitant de prendre des menaces curatives immédiates ». Du coup, depuis cette date, il est interdit de prendre une douche chaude. Le risque, c’est d’attraper la légionellose, une infection potentiellement mortelle.

Le bailleur, qui n’a pas répondu à nos sollicitations ce jeudi, assure qu’un traitement chloré et un choc thermique étaient réalisés « pour désinfecter la production et le réseau d’eau chaude sanitaire ».

Pour les habitants, la nouvelle est d’autant plus difficile à avaler que ce n’est pas la première fois que cela arrive. « On a vécu la même chose il y a deux ans », soupire une habitante. « Cela avait duré trois semaines », se souvient une autre.

Un sentiment d’« abandon » pour des locataires

Le problème, c’est que les consignes de prudence sont loin d’être respectées. « Je prends quand même une douche, reconnaît Eric. Je sais que c’est à mes risques et périls. » Son voisin opine. « Moi je le fais aussi mais je préfère faire prendre un bain à mes petits-enfants quand ils sont là », précise une grand-mère. « J’évite moi alors je prends des bains, glisse Amel. Mais ça coûte cher alors que je vais de temps en temps prendre une douche chez ma mère un peu plus loin. »

« De toute façon, ici, on est un peu laissés à l’abandon, lancent plusieurs mères de famille. Montez donc au 17e étage et descendez jusqu’au rez-de-chaussée, vous comprendrez ».

Effectivement, dès 11 heures, (...)

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