"Si bonhomme tu vas le nommer": la Macronie charge Bompard après ses propos contre Macron

Manuel Bompard à Paris, le 7 avril 2021 - JOEL SAGET / AFP
Manuel Bompard à Paris, le 7 avril 2021 - JOEL SAGET / AFP

"Si, bonhomme, tu vas le nommer!" Ce lundi matin, sur Sud Radio, Manuel Bombard a répété la volonté des Insoumis de voir Jean-Luc Mélenchon devenir Premier ministre, en cas de victoire de la Nupes aux élections législatives. "Ce serait une provocation, ce serait ne pas respecter le résultat des législatives. Ce serait contraire à toutes les traditions historiques", a-t-il justifié.

Une saillie qui n'a pas plus à différents cadres de Renaissance (ex-LaREM). À commencer par la porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire, pour qui le député européen "bafou[e] sans vergogne le respect républicain le plus élémentaire". "La République, c'est toujours vous ?", a-t-elle ajouté, faisant référence à une phrase sortie par Jean-Luc Mélenchon au moment où le siège de La France insoumise était perquisitionné en 2018.

"Bompard, comme l'essentiel des candidats Nupes, se comporte comme un sale gosse, mal élevé", a, de son côté, tweeté Bruno Questel, candidat Renaissance (ex-LaREM) dans la 4e circonscription de l'Eure.

Astrid Panosyan-Bouvet, candidate Renaissance dans la 4e circonscription de Paris, a qualifié les propos de Manuel Bompard de "choquants", ajoutant qu'il faut "respecter le Président de la République, les institutions et le débat démocratique" lorsque l'on veut gouverner.

"J'aurais dû dire que je voulais l'emmerder"

Manuel Bompard réagissait ce lundi aux propos tenus la semaine dernière par le chef de l'État au cours d'un entretien accordé à la presse quotidienne régionale. "Il est rare de gagner une élection à laquelle on ne se présente pas", a-t-il d'abord lancé au moment de commenter les aspirations de Jean-Luc Mélenchon:

"Le président choisit la personne qu’il nomme Premier ministre en regardant le Parlement. Aucun parti politique ne peut imposer un nom au président", a également déclaré le président face à la presse.

En fin de journée, le député européen est lui-même revenu sur ses propos, les assumant sur Twitter auprès d'Olivia Grégoire: "Diantre, j’ai dit 'bonhomme'. J’aurais dû dire que je voulais l’emmerder, qu’il n’était rien ou qu’il était cynique et fainéant. Cela aurait été bien plus respectueux pour la République!" Faisant à son tour référence à d'autres sorties passées, cette fois du chef de l'État.

Article original publié sur BFMTV.com

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