Le bonheur d’une séance de « Mandibules » au Max Linder Panorama

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Le cinéma Max Linder Panorama, boulevard Poissonnière à Paris.
Le cinéma Max Linder Panorama, boulevard Poissonnière à Paris.

Les caméras de télévision avaient braqué leurs projecteurs vers les multiplexes au petit matin. Normal. Hier, les véritables stars de cette glorieuse journée de réouverture des cinémas (et terrasses), c'étaient eux, ainsi que leurs colonnes de spectateurs s'engouffrant de nouveau, bille heureuse après six mois de diète, dans leur salle obscure préférée. Heureux aussi, les exploitants, distributeurs, personnel au contact du public?. bref, toute la filière, devant les monstrueux chiffres d'affluence compilés en fin de journée ? 283 000 spectateurs, un record. Avec son mono-écran et sa fréquentation moins massive que celle des mastodontes UGC, Gaumont/Pathé, MK2 ou CGR, une autre salle ? indépendante, celle-là ? intéressait moins la presse et fut moins dans la lumière. Mais pour rien au monde, certains cinéphiles parisiens n'auraient fêté leurs retrouvailles avec la lanterne magique ailleurs qu'entre ses sublimes murs d'ébène et dans ses fauteuils de velours bleu nuit, face à son colossal écran panoramique. Et nous y étions avec eux parce que nous aussi, on l'aime, ce Max Linder Panorama.

Curieusement discret en plein boulevard Poissonnière, malgré sa magnifique enseigne conçue par l'architecte Jean-Claude Pourtier, cet emblème centenaire, situé à deux pas du Grand Rex, entièrement détruit puis rénové à la fin des années 1980, aimante une clientèle de quartier, mais aussi d'ailleurs, passionnée de septième art et toujours respectueuse durant les projections [...] Lire la suite