Bond de 150% de la déforestation en Amazonie en décembre, lors du dernier mois de mandat de Bolsonaro

Cette photographie aérienne montre une zone de déforestation de l'Amazonie, le 15 septembre 2021.  - Mauro Pimentel / AFP
Cette photographie aérienne montre une zone de déforestation de l'Amazonie, le 15 septembre 2021. - Mauro Pimentel / AFP

La déforestation de l'Amazonie brésilienne a bondi de 150% en décembre, dernier mois du mandat de Jair Bolsonaro, par rapport à décembre 2021, selon des statistiques officielles publiées vendredi.

Des images par satellite révèlent que 218,4 km2 de forêts ont été rasés le mois dernier dans la partie brésilienne (60%) de la plus grande forêt tropicale au monde, selon le programme de surveillance DETER.

La fin d'une gouvernance de déforestation

La surface déboisée marque une hausse de plus de 150% par rapport aux 87,2 km2 détruits en décembre 2021, selon l'agence gouvernementale INPE. Il s'agit du 3e pire mois de décembre depuis le lancement du programme DETER, après ceux de 2017 et 2015.

Jair Bolsonaro, auquel a succédé dimanche dernier le président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, a déclenché une avalanche de critiques internationales pour ses destructions de la forêt amazonienne, essentielle à la lutte contre le réchauffement climatique, lors de ses quatre années de mandat.

Sous le gouvernement du président d'extrême droite allié du puissant lobby de l'agronégoce, la déforestation annuelle moyenne en Amazonie brésilienne a bondi de 75,5% par rapport à la décennie précédente.

"Le mandat de Bolsonaro est peut-être terminé, mais son héritage tragique va laisser des traces pour longtemps", a déclaré dans un communiqué Marcio Astrini, secrétaire exécutif de l'Observatoire du climat, une coalition d'associations de défense de l'environnement.

Des destructions du fait d'exploitants agricoles

Sur l'ensemble de l'année, la déforestation en 2022 a atteint ou approché ses niveaux record entre août et octobre, période propice de la saison sèche.

Ces destructions de la forêt sont essentiellement le fait d'exploitants agricoles, qui veulent accroître leurs terres pour les cultures et l'élevage, activités dont Jair Bolsonaro a toujours encouragé le développement.

Lula a promis de relancer les programmes de protection et de suivi de l'environnement en bonne partie démantelés sous son prédécesseur. La communauté internationale attend des gestes forts du nouveau président qui a nommé l'icône de l'écologie Marina Silva ministre de l'Environnement.

Article original publié sur BFMTV.com