"Bon débarras", "adios": la gauche se réjouit de la défaite de Valls, la macronie le soutient

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Après la sèche défaite de Manuel Valls dans la 5e circonscription des Français de l'étranger, ce nouvel échec a été raillé sur les bancs de la Nupes. Au sein de la majorité présidentielle, l'heure est plutôt à l'apaisement.

Un fiasco en bonne et due forme. Investi par la majorité présidentielle pour représenter les Français de l'Espagne, du Portugal, d'Andorre et de Monaco, Manuel Valls a été éliminé dès le premier tour des législatives dans la 5e circonscription des Français de l'étranger ce dimanche soir.

"Je prends acte des résultats (...) Si la dissidence et la division ont semé la confusion, je ne peux pas ignorer mon score et le fait que ma candidature n'a pas convaincu", a expliqué l'ancien Premier ministre sur Twitter, avant même que les résultats officiels ne soient publiés par le ministère des Affaires étrangères.

"Il m'appartient lucidement d'en tirer les conséquences. La vie est suffisamment belle pour tourner tranquillement les pages", a encore ajouté l'ex candidat à la mairie de Barcelone, qui n'a récolté que 15% des voix, avant d'effacer son compte Twitter.

"Bon débarras" pour Jean-Luc Mélenchon

Sa campagne était mal partie depuis le début alors que le candidat sortant, le député marcheur Stéphane Vojetta, avait refusé de retirer sa candidature. Le parlementaire a finalement recueilli 25% des suffrages.

Sur les bancs de la Nupes (nouvelle union écologique, sociale et populaire), les réactions de moquerie se sont multipliées, à l'annonce de la défaite de l'ancien socialiste.

À commencer par Jean-Luc Mélenchon qui a longtemps été élu au PS aux côtés de l'ex locataire de Matignon et qui a publié sur Twitter une photo prise en 2018 lors des adieux de ... Manuel Valls à l'Assemblée nationale. Les députés insoumis avaient alors brandi des pancartes 'bon débarras' face à lui pendant son dernier discours dans l'hémicycle.

"Adios Manuel Valls" pour Piolle

Même son de cloche du côté d'Éric Piolle.

"Adios Manuel Valls. La gauche est en effet irréconciliable avec le néolibéralisme, le macronisme, le 49.3 et la trahison. Une seule alternative: la Nupes", avance de son côté le maire écologiste de Grenoble.

Des réactions qui font écho aux nombreux messages railleurs de Français de tous bords qui se sont accumulés ce dimanche soir sur les réseaux sociaux. Des publications haineuses qui ne surprennent pas notre éditorialiste Benjamin Duhamel.

"Il est désormais rentré dans cette catégorie d'hommes et femmes politiques qui suscitent des réactions de rejet épidermiques parfois un peu irrationnelles. Jean-François Copé, Anne Hidalgo, Christiane Taubira font aussi partie de ce petit club", explique-t-il.

Pour lui, la raison de ce désamour est à chercher dans les multiples revirements de l'ancien Premier ministre, qui lui ont collé l'image d'un politicien opportuniste, plus concentré sur son propre destin que sur celui de son pays.

"Il faut dire qu'il y a mis du sien avec des décisions parfois difficiles à comprendre. Candidat en 2017 en Essonne, élu puis démissionnaire, candidat aux municipales à Barcelone en expliquant 'La France, c'est fini: bonjour l'Espagne', puis après sa défaite, décidant de revenir en France", détaille l'éditorialiste de BFMTV.

Le soutien de la majorité

Du côté de la majorité présidentielle, l'heure est plutôt à l'apaisement alors que l'investiture de Manuel Valls avait fait grincer des dents. Stanislas Guérini, ministre et délégué général de Renaissance a salué son "courage politique" ce lundi matin sur France info tout comme Christophe Castaner, le patron du groupe Renaissance (ex LaREM) qui a souligné "son engagement" sur France 2.

L'ancienne ministre du logement Emmanuelle Wargon a jugé, elle, que "(c'était) bien d'avoir des respirations dans une carrière politique" sur France inter.

L'avenir du quinquagénaire s'annonce loin de la politique pour l'instant. L'ancien Premier ministre pourrait reprendre la voie de l'enseignement, comme il l'avait fait en 2018 après son départ de l'Assemblée nationale. À l'époque, il avait donné pendant quelques mois des cours à l'Esade, une école de commerce barcelonaise.

Article original publié sur BFMTV.com

VIDÉO - Législatives 2022: le nouveau fiasco de Manuel Valls, éliminé dès le 1er tour

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