Bombardement meurtrier, enquête de l'ONU: la situation au 78e jour de l'invasion russe en Ukraine

Des secouristes fouillent des décombres à Kharkiv, le 16 avril 2022 - SERGEY BOBOK © 2019 AFP
Des secouristes fouillent des décombres à Kharkiv, le 16 avril 2022 - SERGEY BOBOK © 2019 AFP

La Russie semble plus seule que jamais après l'annonce de la Finlande de sa volonté de rejoindre l'Otan. Au cours de la même journée, de nouveaux bombardements ont touché l'Ukraine. De son côté, le Conseil des droits de l'Homme a autorisé une enquête pour faire la lumière sur les accusations de crimes de guerre.

• Une frappe russe meurtrière dans le nord-est de l'Ukraine

L'armée russe a bombardé la ville de Novgorod-Siverskiï, dans le nord-est de l'Ukraine, dans la nuit de mercredi à jeudi. Au moins trois personnes ont été tuées et douze ont été blessées selon les services de secours locaux. "L'ennemi a tiré sur une école et un internat", ont précisé les secours nationaux ukrainiens sur Telegram.

Plusieurs photos de bâtiments détruits et des véhicules calcinés ont également été partagées par le gouverneur de la région de Tcherniguiv, Viatcheslav Tchaouss. Ce dernier a ajouté que des maisons résidentielles et des bâtiments administratifs avaient également été touchés.

• 1000 crimes de guerre recensés dans la région de Kharkiv

Sur le terrain, le travail de la justice continue. Ce jeudi, le procureur adjoint de Kharkiv, Andrey Kravchenko, a révélé sur BFMTV que près de 1000 enquêtes pour crimes de guerre avaient été lancées dans sa région. 29 d'entre elles concernent des meurtres.

876450610001_6306002526112 "Les instructions sont ouvertes", a-t-il déclaré, assurant que la justice prendrait le temps qu'il faudrait, et ne livrerait pas de jugements expéditifs.

• Des discussions en cours entre Moscou et Kiev sur la libération des soldats d'Azovstal

Alors que des centaines de soldats blessés sont toujours retranchés dans l'usine Azovstal de Marioupol, des discussions entre Kiev et Moscou auraient lieu pour entraîner une évacuation. C'est en tout les cas ce qu'a révélé sur BFMTV Olga Stefanishyna, vice-première ministre ukrainienne en charge de l’intégration européenne et conseillère de Volodymyr Zelensky.

"Nous espérons une issue positive", a-t-elle assuré, évoquant une "lueur d'espoir grâce à l'intervention du secrétaire général de l'ONU et de l'ONU dans son ensemble".

Antonio Guterres s'était en effet rendu à Moscou il y a deux semaines pour tenter de convaincre le président russe Vladimir Poutine de mettre fin à son invasion de l'Ukraine.

• Enquête de l'ONU sur les exactions russes

Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a approuvé ce jeudi la création d'une enquête concernant les exactions commises par la Russie en Ukraine. L'objectif de cette résolution est de "demander des comptes aux responsables", notamment après les images prises à Boutcha montrant des corps de civils dans la rue après le départ des troupes russes.

La résolution veut également obtenir l'accès "immédiatement et sans entrave aux personnes qui ont été transférées de régions ukrainiennes touchées par le conflit et sont détenues" en Russie. Le Kremlin est en effet accusé d'avoir déporté de force des réfugiés ukrainiens sur son territoire.

• La Finlande veut rejoindre l'Otan

La Finlande devrait officialiser sa demande d'adhésion à l'Otan dès dimanche, après que le président et la Première ministre s'y sont dits favorables ce jeudi. "Être membre de l'Otan renforcerait la sécurité de la Finlande. En tant que membre de l'Otan, la Finlande renforcerait l'alliance dans son ensemble", ont-ils déclaré dans un communiqué commun. Cette annonce a été saluée par plusieurs États membres, comme la France ou l'Allemagne.

La Russie, en revanche, ne voit pas cela d'un bon œil. Le Kremlin a rapidement réagi en expliquant qu'une adhésion représenterait "assurément" une menace contre Moscou. Le pays dirigé par Vladimir Poutine a donc évoqué des mesures "militaro-techniques" pour répondre à la décision de la Finlande.

Article original publié sur BFMTV.com

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