Bombardement de Bounti au Mali : la version de l’armée française contestée

Omar Ouahmane
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Le 3 janvier 2021 vers 15 heures, deux Mirage 2000 français lâchent leurs bombes à proximité du village de Bounti, dans le centre du Mali. Leur cible ? Un groupe armé terroriste. Mais selon l'enquête à Bamako et à Sévaré de notre envoyé spécial, ce sont des civils qui ont été touchés. Exclusivement.

Ce dimanche-là, la force Barkhane engagée dans la lutte contre le jihadisme au Mali mène une opération près de Douentza. L'état-major français explique qu'un drone a détecté une moto avec deux individus, et que le véhicule a rejoint un groupe d’une quarantaine d’hommes adultes dans une zone isolée. "L’ensemble des éléments renseignement et temps réel ont permis de caractériser et d’identifier formellement ces hommes comme appartenant à groupe armé terroriste (GAT)" expliquent les militaires. La frappe aérienne permet de "neutraliser une trentaine de membres de groupes armés terroristes", assure le ministère des Armées, qui exclu "la possibilité d’un dommage collatéral". L’institution assure également qu'il n'y avait aucun rassemblement festif au moment où la frappe est intervenue.

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