Bolivie: le vol du téléphone d'Evo Morales source de curiosité et de rumeurs

Dimanche dernier, 28 aout, le téléphone de l’ancien président de la Bolivie et actuel chef du parti de gouvernement, Evo Morales, a été subtilisé lors d’un événement public. Ce vol révèle les dissensions qui existent au sein du Mouvement vers le socialisme, le parti au pouvoir, et laisse la place à toutes les rumeurs.

Avec notre correspondante à La Paz, Alice Campaignolle

En Bolivie, un vol de téléphone portable fait la Une des journaux. Pas n’importe quel téléphone portable cependant puisque c’est celui d’Evo Morales. C’est via Twitter que l’ex-président a dénoncé les faits publiquement, en cachant à peine sa suspicion envers l’actuel ministre de l’Intérieur : « le vol de mon téléphone a eu lieu lors d’un événement en présence du ministre et de son équipe de sécurité. Nous ne voulons pas croire à une attaque organisée » a-t-il écrit. Après les faits, des journalistes présents ont affirmé qu’une opération de police de grande ampleur avait été déployée sur la zone. Ce qui n’a pas manqué de faire jaser. Julio César Cossio, le chef de la police du département, lui-même, a dû prendre la parole pour démentir.

Divisions au cœur du pouvoir

La police bolivienne aurait déplacé son personnel d’investigation pour cette affaire, mais en réalité jusqu’à présent, il n’y a pas eu de plainte déposée. Et les équipes qui étaient sur place l’étaient pour autre chose et ont arrêté un criminel en fuite, accusé de braquage.


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