Bolivie: de retour au pays, Evo Morales prend la présidence du parti MAS

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L'ancien président bolivien Evo Morales, rentré d'exil il y a une semaine à peine, a annoncé mardi 17 novembre avoir pris les rênes du grand parti de gauche vainqueur de la présidentielle, le Mouvement vers le socialisme (MAS) dirigé jusqu'ici par le nouveau président Luis Arce, entré en fonction début novembre.

C'est à l'occasion d'une conférence de presse dans son fief électoral de Cochabamba, dans le centre du pays que l'ancien président a annoncé sa nouvelle fonction. « En évaluant les résultats des élections et d'autres questions, nous avons décidé par consensus qu'à partir de ce moment Evo assumera la présidence du Mouvement vers le Socialisme », ont décidé les instances dirigeantes du parti.

Il a annoncé avoir convoqué une réunion du MAS le 21 novembre afin de discuter des candidats aux élections départementales et municipales de mars prochain. Depuis son retour au pays la semaine passée l'ancien président, installé dans une communauté de cultivateurs de coca du Chaparé, se montre très actif.

Le MAS, parti qu'il a créé en 1997 avant d'être élu à la présidence de 2006 à 2019, a remporté l'élection présidentielle au 1er tour le 18 octobre dernier. Il était jusqu'alors présidé par Luis Arce, ex-ministre de l'Economie des gouvernements d'Evo Morales qui, depuis l'Argentine où il était réfugié, dirigeait sa campagne électorale.

Lors du scrutin d'octobre 2019, Evo Morales s'était proclamé vainqueur de la présidentielle pour un quatrième mandat, mais l'opposition avait crié à la fraude. Après des semaines de manifestations, il avait démissionné et dû quitter la Bolivie, lâché par la police et l'armée. Un gouvernement intérimaire a alors été mis en place, dirigé par Jeanine Añez, dans l'attente de nouvelles élections générales, le 18 octobre, remportées haut la main par le MAS.

À écouter aussi : Élections boliviennes: Mas vs No-Mas

On a appris hier mardi également que le procureur anti-corruption Luis Atanacio avait lancé des mandats d'arrêt contre deux anciens ministres du gouvernement de la présidente par intérim Jeanine Áñez. Arturo Murillo, ancien ministre de l'Interieur et Luis Fernando López, ancien ministre de la Defense, se sont tous deux réfugiés à l'étranger, respectivement au Panama et au Brésil,

avec afp