Bolivie: les opposants au président élu Luis Arce ne désarment pas

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En Bolivie aussi, on remet en cause le résultat des élections. Alors que le pays a voté le 18 octobre dernier, et que le Mouvement vers le socialisme (MAS) est sorti gagnant dès le premier tour, des groupes de citoyens, surtout dans l’est du pays, contestent les résultats et demandent un audit du scrutin. Ils ont débuté des blocages dans la région de Santa Cruz.

Avec notre correspondante à La Paz, Alice Campaignolle

Deuxième jour de blocage vendredi 6 novembre dans la région de Santa Cruz, capitale économique de la Bolivie. Là-bas, Fernando Camacho, candidat à la présidence lors du scrutin du 18 octobre, entrepreneur conservateur et très à droite, jouit d’une grande popularité. Logiquement, la victoire éclatante du MAS, le parti de gauche, avec 55% des suffrages, ne passe pas ici. Pour les manifestants, il y a eu fraude électorale.

« Il y a beaucoup d’indices de la fraude. Mais cette année, ils ont triché beaucoup plus discrètement. Et donc, nous manifestons pour demander un contrôle de ce scrutin », explique Sebastian Crespo, de la Casa de la Juventud.

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Rien ne s'oppose à l'investiture de Luis Arce le 8 novembre

Pourtant, cette année, les missions d’observation n’ont pas relevé d’irrégularités notables dans le scrutin. Et la commission électorale fait plutôt l’unanimité pour son professionnalisme. En plus de douter du scrutin, les manifestants critiquent un vote du Parlement qui annule la nécessité de l’approbation des 2/3 des parlementaires pour un certain nombre de décision.

En effet, le MAS n’a pas obtenu les 2/3 de l’Assemblée et se facilite ainsi les prochaines années au pouvoir. Les mécontents ne sont pour le moment par encore très nombreux, à l’inverse de l’an passé, et la plupart des partis politiques ont de fait reconnu la victoire de Luis Arce, qui prendra la tête du pays dimanche 8 novembre.